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Maurice Testard

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Chrétiens latins des premiers siècles
À l'occasion d'une étude antérieure, je m'étais intéressé à ce que j'appelais Les premières éclosions du latin des chrétiens. Il s'agissait de savoir en vertu de quels besoins, en quels domaines et sous quelles formes le latin avait d'abord été utilisé par des chrétiens pour exprimer leur foi. Les exigences de l'évangélisation des rudes, qui n'entendaient que le latin, postulaient l'existence d'un latin pastoral primitif, essentiellement oral et sans autre prétention d'ordre littéraire que d'offrir en un langage intelligible, à des gens fort simples, les rudiments de la foi chrétienne.
Les nécessités ultérieures de la pastorale, dans la logique même d'une religion du livre, obligèrent les chrétiens à traduire le texte de l'Écriture ; tous les traducteurs, par respect pour le texte sacré, se montraient soucieux avant tout d'en sauvegarder rigoureusement le sens et jusqu'à la lettre ; saint Jérôme lui-même expliquera plus tard que les devoirs du traducteur ne sont pas les mêmes lorsqu'il traduit l'Écriture ou quelque autre texte.
Ces patients efforts des traducteurs pour calquer en latin un texte grec, souvent déjà traduit de l'hébreu, donnèrent naissance à un latin biblique qui marque l'une des très grandes dates dans l'histoire de la langue latine. Telles furent ce que j'ai appelé Les premières éclosions du latin des chrétiens ; elles représentent, je le notais alors, autant de reconquêtes du latin sur le grec, dans l'histoire de la longue rivalité entre ces deux langues dans le bassin de la Méditerranée.
À ce stade, toutefois, de son développement, le latin des chrétiens demeurait une langue assez ésotérique. Il n'était que l'instrument de communication religieuse d'un groupe, à la fois religieux et linguistique, qui attendait de cette langue l'intelligence de sa foi et la clé de son livre sacré.
Les nécessités ultérieures de la pastorale, dans la logique même d'une religion du livre, obligèrent les chrétiens à traduire le texte de l'Écriture ; tous les traducteurs, par respect pour le texte sacré, se montraient soucieux avant tout d'en sauvegarder rigoureusement le sens et jusqu'à la lettre ; saint Jérôme lui-même expliquera plus tard que les devoirs du traducteur ne sont pas les mêmes lorsqu'il traduit l'Écriture ou quelque autre texte.
Ces patients efforts des traducteurs pour calquer en latin un texte grec, souvent déjà traduit de l'hébreu, donnèrent naissance à un latin biblique qui marque l'une des très grandes dates dans l'histoire de la langue latine. Telles furent ce que j'ai appelé Les premières éclosions du latin des chrétiens ; elles représentent, je le notais alors, autant de reconquêtes du latin sur le grec, dans l'histoire de la longue rivalité entre ces deux langues dans le bassin de la Méditerranée.
À ce stade, toutefois, de son développement, le latin des chrétiens demeurait une langue assez ésotérique. Il n'était que l'instrument de communication religieuse d'un groupe, à la fois religieux et linguistique, qui attendait de cette langue l'intelligence de sa foi et la clé de son livre sacré.
À l'occasion d'une étude antérieure, je m'étais intéressé à ce que j'appelais Les premières éclosions du latin des chrétiens. Il s'agissait de savoir en vertu de quels besoins, en quels domaines et sous quelles formes le latin avait d'abord été utilisé par des chrétiens pour exprimer leur foi. Les exigences de l'évangélisation des rudes, qui n'entendaient que le latin, postulaient l'existence d'un latin pastoral primitif, essentiellement oral et sans autre prétention d'ordre littéraire que d'offrir en un langage intelligible, à des gens fort simples, les rudiments de la foi chrétienne.
Les nécessités ultérieures de la pastorale, dans la logique même d'une religion du livre, obligèrent les chrétiens à traduire le texte de l'Écriture ; tous les traducteurs, par respect pour le texte sacré, se montraient soucieux avant tout d'en sauvegarder rigoureusement le sens et jusqu'à la lettre ; saint Jérôme lui-même expliquera plus tard que les devoirs du traducteur ne sont pas les mêmes lorsqu'il traduit l'Écriture ou quelque autre texte.
Ces patients efforts des traducteurs pour calquer en latin un texte grec, souvent déjà traduit de l'hébreu, donnèrent naissance à un latin biblique qui marque l'une des très grandes dates dans l'histoire de la langue latine. Telles furent ce que j'ai appelé Les premières éclosions du latin des chrétiens ; elles représentent, je le notais alors, autant de reconquêtes du latin sur le grec, dans l'histoire de la longue rivalité entre ces deux langues dans le bassin de la Méditerranée.
À ce stade, toutefois, de son développement, le latin des chrétiens demeurait une langue assez ésotérique. Il n'était que l'instrument de communication religieuse d'un groupe, à la fois religieux et linguistique, qui attendait de cette langue l'intelligence de sa foi et la clé de son livre sacré.
Les nécessités ultérieures de la pastorale, dans la logique même d'une religion du livre, obligèrent les chrétiens à traduire le texte de l'Écriture ; tous les traducteurs, par respect pour le texte sacré, se montraient soucieux avant tout d'en sauvegarder rigoureusement le sens et jusqu'à la lettre ; saint Jérôme lui-même expliquera plus tard que les devoirs du traducteur ne sont pas les mêmes lorsqu'il traduit l'Écriture ou quelque autre texte.
Ces patients efforts des traducteurs pour calquer en latin un texte grec, souvent déjà traduit de l'hébreu, donnèrent naissance à un latin biblique qui marque l'une des très grandes dates dans l'histoire de la langue latine. Telles furent ce que j'ai appelé Les premières éclosions du latin des chrétiens ; elles représentent, je le notais alors, autant de reconquêtes du latin sur le grec, dans l'histoire de la longue rivalité entre ces deux langues dans le bassin de la Méditerranée.
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Les livres de Maurice Testard

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