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Dominique Julia

Dernière sortie
L'Ecole normale de l'an III
Une École révolutionnaire à Paris sous la RévolutionL'École normale de l'an IIIIl survient parfois un moment de l'histoire où les scientifiques, tous domaines confondus, s'imposent dans un même mouvement de faire le point des connaissances acquises et de tracer les routes à suivre. C'est à un tel moment que nous convient les leçons de l'an III, professées au premier semestre de 1795, retranscrites par le soin de sténographes et aussitôt publiées.
Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'École normale. Une institution révolutionnaire et ses élèvesL'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795.
La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en ouvre en l'an III, replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents.
L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'[instituteurs], n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le [moment thermidorien] de la Révolution.
Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'École normale. Une institution révolutionnaire et ses élèvesL'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795.
La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en ouvre en l'an III, replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents.
L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'[instituteurs], n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le [moment thermidorien] de la Révolution.
Une École révolutionnaire à Paris sous la RévolutionL'École normale de l'an IIIIl survient parfois un moment de l'histoire où les scientifiques, tous domaines confondus, s'imposent dans un même mouvement de faire le point des connaissances acquises et de tracer les routes à suivre. C'est à un tel moment que nous convient les leçons de l'an III, professées au premier semestre de 1795, retranscrites par le soin de sténographes et aussitôt publiées.
Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'École normale. Une institution révolutionnaire et ses élèvesL'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795.
La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en ouvre en l'an III, replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents.
L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'[instituteurs], n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le [moment thermidorien] de la Révolution.
Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'École normale. Une institution révolutionnaire et ses élèvesL'expérience de l'École normale a duré quatre mois, du 20 janvier au 19 mai 1795.
La brièveté de l'évènement institutionnel est inversement proportionnelle à son importance fondatrice. Cette histoire d'un projet de l'an II mis en ouvre en l'an III, replace le temps court dans une plus longue durée pour dénouer un écheveau complexe où sont étroitement imbriqués développement des sciences et politique de l'enseignement, pédagogie « révolutionnaire » et reconversion d'engagements antécédents.
L'enquête prosopographique menée sur les quelque 1500 élèves nommés pour se rendre à Paris restitue leurs trajectoires avant et après l'École et saisit les proximités géographiques, disciplinaires, professionnelles ou religieuses qui les rapprochent dans l'espace de l'amphithéâtre du muséum d'histoire naturelle. La réunion de ce public d'adultes, venus de tous les districts de la République à Paris pour se former en tant qu'[instituteurs], n'est pas un épisode anodin, mais un prisme où lire le [moment thermidorien] de la Révolution.
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