Il faut s'affranchir de l'idée que l'écriture est arrivée au Congo avec les Européens : l'écriture arabe y circulait déjà, véhiculant savoirs, rites et communication. Avant l'arrivée des Européens, l'écriture arabe circulait déjà au Congo. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les communautés musulmanes l'utilisent dans de nombreux domaines : vie religieuse, éducation, correspondance, contrats, mais aussi confection de talismans.
Longtemps marginalisées dans les récits coloniaux, ces pratiques révèlent pourtant l'existence d'une véritable culture de l'écrit. A partir de manuscrits et d'ouvrages retrouvés dès l'époque coloniale, Xavier Luffin met en lumière un patrimoine écrit méconnu et retrace les réseaux de circulation des savoirs reliant le Congo à l'Afrique de l'Est, au Soudan et, au-delà, à l'ensemble du monde musulman.
Xavier Luffin est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles, où il enseigne la littérature arabe, membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie royale des sciences d'outre-mer. Ses recherches portent notamment sur la circulation de l'écriture arabe en Afrique centrale.
Il faut s'affranchir de l'idée que l'écriture est arrivée au Congo avec les Européens : l'écriture arabe y circulait déjà, véhiculant savoirs, rites et communication. Avant l'arrivée des Européens, l'écriture arabe circulait déjà au Congo. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les communautés musulmanes l'utilisent dans de nombreux domaines : vie religieuse, éducation, correspondance, contrats, mais aussi confection de talismans.
Longtemps marginalisées dans les récits coloniaux, ces pratiques révèlent pourtant l'existence d'une véritable culture de l'écrit. A partir de manuscrits et d'ouvrages retrouvés dès l'époque coloniale, Xavier Luffin met en lumière un patrimoine écrit méconnu et retrace les réseaux de circulation des savoirs reliant le Congo à l'Afrique de l'Est, au Soudan et, au-delà, à l'ensemble du monde musulman.
Xavier Luffin est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles, où il enseigne la littérature arabe, membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Académie royale des sciences d'outre-mer. Ses recherches portent notamment sur la circulation de l'écriture arabe en Afrique centrale.