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Cahiers d'études africaines N° 198-199/2000
50 ans

Par : Jean-Loup Amselle
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  • Nombre de pages1245
  • PrésentationBroché
  • Poids1.428 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 5,2 cm
  • ISBN978-2-7132-2252-8
  • EAN9782713222528
  • Date de parution09/12/2010
  • ÉditeurEHESS

Résumé

L'année 1960, date de la fondation des Cahiers d'Etudes africaines par Georges Balandier, fournit un bon repère pour cadrer l'évolution de l'africanisme jusqu'à son aboutissement actuel. Le continent africain, de même que l'ensemble des pays du Sud, représentait à cette époque un espoir de libération pour la totalité de la planète. Dans ce contexte, les Cahiers offraient une articulation entre engagement politique et pratique scientifique. Etaient privilégiées l'historicité et la contemporanéité des situations africaines résultant essentiellement de la colonisation. Les années 1970-1980 marquent toutefois une inflexion dans le champ des études africanistes, inflexion dont on trouve un écho dans les Cahiers avec de nouveaux thèmes comme l'histoire, les femmes, la santé. La grande nouveauté des années 1990 réside dans l'ouverture des Cahiers au Maghreb et à ce que l'on a désormais coutume de nommer les " diasporas noires des Amériques ". Cet effort de renouvellement et d'ouverture se poursuit au cours des années 2000. Ce numéro triple, dirigé par Jean-Loup Amselle, invite à revenir non seulement sur les enjeux auxquels, depuis cinquante ans, l'africanisme est confronté mais aussi à questionner aujourd'hui notre rapport à l'Afrique. Ce qui a motivé la constitution du champ d'études africanistes, de l'" aire culturelle " africaine, et donc la création du " Centre d'études africaines " ainsi que des Cahiers d'Etudes africaines, soit la perception d'une différence radicale entre l'Europe et l'Afrique, pourrait bien être au contraire l'espace d'un lieu commun. Ne convient-il pas de concevoir l'Afrique comme un miroir ou un analyseur de notre propre modernité, au sens le plus global de ce terme ?