Jean-Loup Amselle, anthropologue et Directeur d'études à l'EHESS est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages dont plusieurs consacrés à l'Afrique de l'ouest, Logiques métisses, Payot, 2010 (1990) et Branchements. Anthropologie de l'universalité des cultures, Flammarion, 2015 (2001).
Islams africains : la préférence soufie
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- Nombre de pages146
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.165 kg
- Dimensions13,1 cm × 20,0 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-35687-518-1
- EAN9782356875181
- Date de parution09/03/2017
- CollectionPour mieux comprendre
- ÉditeurLe Bord de l'eau
Résumé
La préférence accordée à l'islam soufi, islam supposé pacifique, dans sa variante africaine, c'est-à-dire "noire", n'est que le nouvel avatar du primitivisme à l'âge du djihadisme. Le primitivisme, qui a fait de l'Afrique le continent du fétichisme à l'époque de la traite des esclaves, l'a ensuite caractérisé sous la colonisation comme le havre de l'"islam noir" et actuellement comme celui de l'islam soufi...
Islam noir, Islam soufi : islams pacifiques ? Or, l'Afrique, au cours de son histoire, n'a cessé de résister à ce stéréotype à travers les nombreux djihads intervenus au XIXe siècle ou ceux qui se déroulent actuellement. Tout en soutenant les formes locales de l'islam soufi, en tant que contre-feux à l'islam radical, les pouvoirs africains et les puissances étrangères qui interviennent sur le continent entendent le renforcer en organisant une "déradicalisation" du personnel musulman ouest-africain dans d'autres pays, comme le Maroc, soumis également à la menace salafiste, wahhabite ou djihadiste.
L'islam soufi apparaît ainsi, en définitive, comme la variante postcoloniale de l'"islam noir".
Islam noir, Islam soufi : islams pacifiques ? Or, l'Afrique, au cours de son histoire, n'a cessé de résister à ce stéréotype à travers les nombreux djihads intervenus au XIXe siècle ou ceux qui se déroulent actuellement. Tout en soutenant les formes locales de l'islam soufi, en tant que contre-feux à l'islam radical, les pouvoirs africains et les puissances étrangères qui interviennent sur le continent entendent le renforcer en organisant une "déradicalisation" du personnel musulman ouest-africain dans d'autres pays, comme le Maroc, soumis également à la menace salafiste, wahhabite ou djihadiste.
L'islam soufi apparaît ainsi, en définitive, comme la variante postcoloniale de l'"islam noir".
















