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Emeralda

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Les dernières notes et avis

Notes et avis 1 à 8 sur un total de 523
    Toubib or not toubib
    C’est certainement le médecin le plus médiatique de ces dernières années. On le retrouve presque partout : radio, télévision, réseaux sociaux, magazines etc… Peut-être que beaucoup en ont marre de le voir, de l’entendre, mais j’avoue que personnellement non. J’aime bien sa spontanéité, sa gouaille un rien provocatrice et plutôt franchouillarde, sa simplicité aussi. Ben oui, il est partout, mais n’a pas le gros melon pour ce que j’ai pu constater la fois où je l’ai croisé sans l’aborder de front. Il était comme tout le monde, sans chercher à faire valoir sa notoriété pour passer devant. J’ai apprécié et c’est aussi pour cela que j’ai voulu le découvrir encore plus via cette lecture plus personnelle. J’ai déjà lu tous les autres livres signés de sa plume excepté un. Je le pratique donc depuis un moment et jamais je n’ai été déçue. Ce titre plus intime ne déroge pas. Il me permet de mieux comprendre le personnage qu’il est publiquement, mais aussi de cerner plus distinctement ce qui l’a construit, ses valeurs que je pouvais percevoir et au final d’apprécier toujours autant l’homme et le médecin. Mais son livre résonne aussi en moi car dans ce parcours humain, je peux y piocher des éléments qui vont me parler plus particulièrement. Le but qu’il s’était fixer lors de son écriture est atteint. Michel Cymes peut aussi à travers ce nouvel écrit insister sur ses « marottes », les points qui lui semblent essentiels pour être et rester en bonne santé le plus longtemps possible. Il peut également donner du sens à cette « omniprésence » partout, sur tous les fronts même là où on ne l’attend pas forcément. Cette boulimie, cette frénésie n’est pas alimentée par son égo, mais par sa personnalité et par son caractère, ainsi que ses « pathologies » chroniques. Bref, Michel Cymes fait du Michel Cymes en tout temps et pour longtemps, aussi longtemps qu’il le pourra. Ce qui n’est pas pour me déplaire… J’en redemande.
      Un peu long
      J’ai toujours apprécié les romans historiques. J’apprécie que le cadre soit posé sur un socle de véracité, mais ensuite, peu m’importe que l’auteur explore le champ des possibles en usant et abusant de la fiction. Du moment que cela se tient, pourquoi pas ? Dans ce roman, c’est le cas. On est plongé dans la période de la Convention. La guerre de Vendée est toujours là. On ne revient pas des lignes de combats indemne et la société toute entière vit dans un chaos contenu par la peur, la terreur et la misère aussi. On va y croiser des personnages bien réels, des fictifs, des faits qui se sont passés ou ont pu se passer. L’intrigue est bien menée. La nature a horreur du vide et si le pouvoir change de mains, il est toujours détenu par quelques-un. Les tyrans sont toujours remplacés. En cela, l’Histoire est hélas trop souvent un éternel recommencement. Ce roman a donc des relents actuels ou dans une histoire pas si lointaine (je pense à certaines scènes qui ne peuvent que faire penser à des faits liés à l’extermination juive, des personnes non conformes au standard nazi ou de tous les opposants au régime hitlérien durant le seconde guerre mondiale). Dans l’ensemble, j’ai apprécié cette lecture, mais j’y ai trouvé quelques longueurs. Peut-être un manque de rythme ou une baisse justement de celui-ci. Mais c’est comme dans la vie, on n’est pas toujours à 100%. Et puis certaines scènes sont assez dures donc il fallait certainement contrebalancer. Petit plus pour la couverture qui est très agréable et change un peu. Il y a eut du travail sur ce point et c’est important. Beaucoup de lecteurs sont attirés par une couverture attractive ou qui se démarque. Beau travail collectif d’édition.
      Les Oubliés du dimanche
      Avis posté le 13/12/2022
        Je les oublierai pas...
        C’est le second ouvrage de Valérie Perrin que je lis ou plutôt écoute car le premier aussi était en version audiolib. J’avais adoré cette primo expérience (le titre était « Trois ») et le plaisir fut de nouveau au rendez-vous avec « Les oubliés du dimanche ». La lectrice donne vie à l’écriture de Valérie Perrin et module sa voix, change d’accent, de tessiture selon le personnage qu’elle incarne. Vraiment très agréable. Les quelques interstices mélodiques sont aussi bien trouvés. Après il faut rendre grâce à la plume de Valérie Perrin qui sait très ben camper ses protagonistes. J’avoue que je suis très sensible à sa façon de nous décrire untel ou cette jeune femme, là… Elle nous plonge dans leur vie, on est au plus près et pourtant son écriture n’est absolument pas lourde, complexe ou ennuyeuse. C’est vraiment le contraire. Sa prose parait facile et elle fait du bien. Je ne pourrais pas dire qu’elle me réconcilie avec toute l’humanité car même chez elle, il y a des personnages qu’on n’a pas réellement envie d’aimer. Cependant, elle sait camper les belles âmes, les âmes plus torturées, celles qui voulaient bien faire, mais qui agissent mal, qui blessent, qui tuent, qui abandonnent, qui trompent… sans le vouloir ou tout au moins sans toujours vouloir intentionnellement faire du mal à autrui. Valérie Perrin parlent de gens ordinaires qui ont des vies ordinaires, mais qui ont aussi des secrets. Je n’en dirais pas plus car je ne voudrai gâcher votre futur lecture…
        Le bal des folles
        Avis posté le 13/12/2022
          Follement féminin
          Ce roman est assez court, mais plutôt intéressant et au final, point n’est besoin de s’étaler sur 769 pages pour écrire une histoire qui bien qu’elle se déroule en 1885 a comme un goût très (trop ?) actuel. C’est une lecture que j’ai faite à la suite de ma fille cadette de 17 ans. C’était sympa de pouvoir échanger ensuite sur nos impressions qui convergeaient dans le même sens. Tout comme elle, j’ai trouvé l’écriture très agréable. Dans l’ensemble, c’est assez bien documenté, réaliste et crédible sans tomber dans le document qui pourrait être plus ennuyeux. Les personnages sont variés, humainement attachants ou pas du tout d'où le fait que nous avons trouvé que c'était bien écrit car sinon nous n'aurions pas autant eu d'attraction ou de répulsion face à certains. Le trait de la domination patriarcale n’est pas grossi, il est juste révélateur de son importance à l’époque de l’intrigue. Il nous paraît certainement révoltant, mais on ne peut que se féliciter des avancées gagnées de hautes luttes depuis. Après rien n'est jamais totalement acquis donc ne jamais baisser complètement la garde. Ce livre n'est pas féministe au sens militant du terme, il parle des femmes, de leur histoire à travers des faits établis, c'est un peu différent et cela le rend plus accessible à tous.
            A lire et relire
            Encore un livre de développement personnel allez-vous dire ! Un de plus qui va vous prodiguer des conseils pour ceci ou bien cela, mais impossible de les appliquer pour un tas de très bonnes raisons donc autant passer son chemin et ne pas perdre son temps… Oui, on peut voir les choses comme ça. C’est d’ailleurs souvent vrai. Mais j’y oppose toujours un argumentaire simple et que je m’applique à chacune de mes lectures ou écoutes (parce que là, c’est la version audio du livre que j’ai eu en ma possession) : Si un seul conseil fonctionne, je n’ai pas perdu mon temps. Si cela me permet de réfléchir à des trucs qui me travaillent, me dérangent, voir me pourrissent l’existence et que je les vois avec un autre regard, je n’ai pas perdu mon temps. Si cela me permet d’aider ou conseiller une personne de mon entourage, je n’ai pas perdu mon temps. Si j’ai pris du plaisir à lire ou écouter l’ouvrage, je n’ai pas perdu mon temps. Dès le début, l’auteur est assez claire et me parait raisonnable dans sa démarche qu’elle a elle-même éprouvé. Elle pose aussi d’emblée les bases en précisant qu’il existe une réelle différence entre : Vouloir = passage à l’action, mais pas forcément de mise en place du bazar Décider = action qui va forcément faire bouger les choses Autre principe primordial à ses yeux pour parvenir à transformer nos vies comme nous le souhaitons (peu importe notre objectif, voir nos objectifs) : être ouvert. Pour ma part, cela me convenait et était en adéquation avec ma position. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur ne mâche pas ses mots. Un franc parler très bien rendu par Jessica Monceau. Cela en choquera peut-être certains peu habitués à être un peu bousculés de manière directe, mais je trouve que cela donne une énergie qui sert très bien la thématique, le propos du livre. La version audio est certainement plus dynamique et apporte un réel plus. On y verra les thèmes qui suivent et plus encore car j’ai résumé à l’extrême. Le contenu est bien mieux et si riche, parlant, percutant : liquider les croyances Croire en l’énergie créatrice Vivre le présent, pas dans le passé ou l’avenir Bosser avec votre vrai moi qui vit dans le présent. Sortir du grand sommeil malgré les catastrophes qui arrivent avant le succès Mieux nous percevoir (positivement), c’est le même prix S’aimer vraiment soi-même afin de se donner toutes les chances d’aller de l’avant Oublier définitivement l’opinion des autres Connaître clairement son but, ses envies, ses qualités Méditer Changer votre façon de penser, changer votre vérité en passant à l’action, à l’apprentissage, à l’affût des opportunités qui se présenteront Créer pour le fun : la vie est ridicule donc amusons-nous, perdons la notion du temps, restons débutant pour s’amuser encore et encore Donner pour recevoir beaucoup Gratitude ? C’est la porte ouverte vers l’énergie en mode en hausse constante Pardonner pour se retrouver sur le chemin de la liberté La vie est une fête Tout est simple quand on comprend enfin que c’était pas si compliqué : écrire une nouvelle histoire qui déchire ! Soyez et arrêtez de procrastiner, vous le pouvez. Un pas après l’autre ou une brasse après l’autre et hop exit la noyade : faites ce que vous devez faire même par petits bouts La peur sera toujours là donc choisissons d’aller vers de plus verts pâturages quand même Notre réalité est le miroir de notre pensée et celle des autres Profitez ici et maintenant L’impossible est possible. Choisissez. Sortir de sa zone de confort. Élargissez votre champ des possibles Clarifier son objectif Laisser vous aller Agir ou vomir faudra choisir Croyez que c’est possible Et surtout : Aimez-vous ! J’ai apprécié ce titre bien au-delà de toutes mes espérances. Je me suis déjà pencher sur la listes des autres titres de Jen Sincero parce que j’espère pouvoir aller encore un peu plus loin. Cette version audio est vraiment une réussite. On peut l’écouter et la réécouter sans problème. Cela donne juste la pêche et l’envie de tout déchirer !!!!!
              Mieux qu'un polar
              L’affaire commence en 2007. Elle se doublera de la disparition de l’un de ses protagonistes, Gérald Thomassin, juste avant sa mise hors de cause dans le meurtre pour lequel il a été longtemps le principal suspect, ce qui rend ladite disparition encore plus incompréhensible. On a donc au final deux affaires qui vont se succéder. J’aime beaucoup le travail, l’engagement de l’auteur : Florence Aubenas. Quand elle est sur une affaire, un sujet, elle y va vraiment et ne ménage pas sa peine, prend son temps aussi. Il lui aura fallut sept ans pour terminer cet ouvrage. Pas une broutille tout de même et cela montre bien son degré d’implication dans les sujets qu’elle traite. J’apprécie également son style et son écriture. On y sent encore la patte journalistique, mais il y a aussi celle de l’écrivain au fil des années. Le livre débute en préambule avec la disparition de Gérald Thomassin. Il est noté absent lors d’une confrontation prévue à Lyon. Florence Aubenas l’a attendu et cherché en vain ce jour ci. C’est là que la deuxième affaire commence et qui est à ce jour sans réponse. Ensuite au chapitre un, on revient en 2007, aux sources de l’affaire principale qui est au cœur de l’ouvrage de Florence Aubenas, l’assassinat de Catherine Burgot en décembre 2008. Le récit se lit très facilement et on s’y coule dedans comme dans un roman policier, sauf que là, tout est vrai, tout s’est réellement passé. Les faits, le contexte sont repris très méthodiquement afin que chaque élément deviennent limite évident pour chacun. Pourtant ce n’était pas une mince affaire que de tout clarifier, tout remettre à plat. C’est certainement là que le métier de journaliste apporte un plus : l’excellente synthétisation des informations multiples. La version audio est très bien faite. Fabienne Loriaux reste sobre, mais en même temps parvient à donner vie au récit déjà excellent. S’y ajoute les quelques effets sonores (thèmes mélodiques pour marquer le découpage de l’ouvrage par exemple et autres menus détails qui font que les versions audio sont tout sauf mornes, linéaires et soporifiques même si les narrateurs sont excellents la plupart du temps). C’est donc une version plus vivante que nous avons là et qui est nécessaire de par le support. Pari réussi pour cette adaptation.