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Les dernières notes et avis
Notes et avis 1 à 8 sur un total de 209
Respirer le noir
Avis posté le 13/05/2022
Un opus parfum frissons.
On avait pu le toucher, le regarder, l’écouter… cette année les auteurs rassemblés entre ces pages (et toujours sous l’excellente supervision d’Yvan Fauth) nous proposent de « Respirer le noir ».
13 auteurs, pour 12 histoires à couper le souffle.
13 conteurs qui aiment le noir et nous livrent des histoires à lire en apnée.
- RJ Ellory montre qu’un parfum peut (r)éveiller la nature d’un homme.
- Sophie Loubière prouve qu’une capacité hors du commun peut conduire à la folie. Ou à la triste réalité…
- Franck Bouysse offre un texte dont l’odeur de soufre poursuit le lecteur.
- Mo Malø crée une histoire aussi dure et belle que symbolique.
- Dominique Maisons raconte une histoire qui pourrait se retrouver aux infos de 20h.
- FX Dillard nous terrifie avec une intrigue dans laquelle chacun pourra s’imaginer… dans son pire cauchemar.
- Adeline Dieudonné nous propose un voyage dans le passé dont nous ne revenons pas indemne.
- Hervé Commère nous explique comment une vie ordinaire peut facilement basculer dans le monde d’après.
- Vincent Hauuy nous projette dans le futur tout sauf idéal.
- Jérôme Loubry se renouvelle dans une histoire où l’émotion est sublimée.
- Chrystel Duchamp nous explique comment l’amour peut (terriblement) mal tourner.
- Enfin, Barbara Abel et Karine Giebel font équipe pour une nouvelle à 4 mains furieusement actuelle et angoissante.
13 auteurs, 12 nouvelles.
Toutes autour du thème de l’odorat, dont chacun s’est emparé avec des idées bouillonnantes et un talent incontestable.

Demain les chats
Avis posté le 20/06/2021
Demain les chats, la BD.
Bernard Werber avait rencontré un beau succès à la parution de son roman "Demain les chats", en 2016, rapidement suivi de deux autres tomes, constituants "Le Cycle des Chats" de l’auteur.
Je n’avais pas encore pris le temps de lire cette trilogie, ni même le premier titre de celle-ci, et ayant beaucoup aimé la plume et les histoires de ce romancier il y a quelques années de ça (notamment avec son cycle des Dieux, celui des Anges, ou encore au travers de nombre de ses nouvelles), la sortie de cette adaptation en bande dessinée était l’occasion parfaite de retrouver son univers.
Malheureusement, celle-ci n’a pas du tout fonctionné sur moi...
L’idée est très bonne et j’étais pourtant persuadée d’adhérer à l’histoire de Bastet, qui, comme tout chat digne de ce nom, estime être d’une supériorité bien plus élevée que les autres espèces, y compris les humains.
La trame ne tarde pas à lui donner raison, puisque, comme toujours, l’Homme n’a pas besoin d’aide pour courir à sa propre perte.
Mais Bastet pense pouvoir améliorer tout ça, à sa manière.
Oui, vraiment, je ne voyais pas comment ce genre d’intrigue aurait pu me laisser de marbre. Et pourtant...
Je pense que l’erreur vient de moi : j’aurais probablement dû commencer par lire le roman avant de m’attaquer à son adaptation.
J’ai vraiment l’impression que c’est entre la BD et moi que ça n’a pas fonctionné : je n’y ai (pour ma part) pas retrouvé le style de l’auteur, ni le genre d’atmosphère que je me souviens connaître de ses écrits.
Les dessins sont beaux, aucun doute là-dessus, mais je n’ai pas réussi à me perdre à l’intérieur.
Est-ce le trait ? Les couleurs ? Le fait que, fatalement, l’histoire est plus rapidement mise en place ?
Peut-être un peu de tout ça.
C’est pourtant une nouveauté que beaucoup de lecteurs ont appréciée et sur laquelle j’ai lu de nombreux beaux retours.
De mon côté j’imagine que je dois être plus hermétique à la lecture d’une BD qu’à celle d’un roman, et je tenterai donc prochainement de me replonger dans les aventures de Bastet au travers de la trilogie écrite par Bernard Werber.
Le mieux, comme toujours, est de vous faire votre propre avis en découvrant cette nouveauté.

Le carnaval des ombres
Avis posté le 04/06/2021
Puissant et profond.
Pourquoi avez-vous si peur, agent Travis ?
Michael serait bien en peine de répondre à cette question. Surtout qu’elle en entraîne fatalement une autre : de qui pourrait-il, ou plutôt devrait-il avoir peur ?
Promu agent spécial senior, il se voit confier sa première enquête en solo.
Pour cet homme rien ne compte plus que comprendre. Le quoi, le qui, le où et le pourquoi, sont ses moteurs, le respect et l’ordre, ses carburants.
Car il existe une explication. Toujours.
Ou pas ?
Depeché à Seneca Falls il va pourtant se retrouver confronté à une enquête qui va fortement remettre en question toutes ses certitudes.
Et risque même de faire dangereusement vaciller son esprit.
Un cirque ambulant, une troupe étrange, des habitants aux réactions étonnantes et un cadavre retrouvé là sans raison apparente.
RJ Ellory joue une fois de plus avec son lecteur en l’entraînant dans une intrigue subtile et aux multiples ramifications.
Gros bébé de plus de 600 pages, Le Carnaval des Ombres pose son histoire en prenant son temps.
Et c’est ce qui en fait son plus grand charme.
Comme souvent, l’auteur ne se contente pas d’offrir une enquête à son lectorat. Pour lui, l’important n’est pas forcément le sujet, mais les êtres qui le composent.
Il va être question de choix et de conséquences.
De pouvoir et de secrets.
De loyauté et d’Histoire.
De souvenirs et de vérités.
À l’échelle d’un homme, d’un groupe, ou même d’un pays entier.
Le romancier aime se pencher sur cet aspect humain, Et nous offre ici un beau spectacle, porté par son imagination (mais pas que !) et servi par sa plume.
La galerie des personnages est étendue sans être trop vaste. Et chacun est si parfaitement créé par l’auteur que nous avons rapidement l’impression de les connaître.
L’atmosphère qui se dégage est, comme toujours avec lui, une réussite époustouflante ! Impossible de ne pas se croire réellement au fond du Texas, en milieu des années 50.
J’ai adoré mes perdre dans cette longue intrigue se déroulant sur un temps assez court.
J’ai adoré apprendre à connaître Michael, Laura, Chas et tous les autres.
J’ai adoré retrouver cette plume exceptionnelle.
Bref, j’ai adoré ce roman.
Du Ellory pur jus !

Le carnaval des ombres
Avis posté le 04/06/2021
Puissant et profond.
Pourquoi avez-vous si peur, agent Travis ?
Michael serait bien en peine de répondre à cette question. Surtout qu’elle en entraîne fatalement une autre : de qui pourrait-il, ou plutôt devrait-il avoir peur ?
Promu agent spécial senior, il se voit confier sa première enquête en solo.
Pour cet homme rien ne compte plus que comprendre. Le quoi, le qui, le où et le pourquoi, sont ses moteurs, le respect et l’ordre, ses carburants.
Car il existe une explication. Toujours.
Ou pas ?
Depeché à Seneca Falls il va pourtant se retrouver confronté à une enquête qui va fortement remettre en question toutes ses certitudes.
Et risque même de faire dangereusement vaciller son esprit.
Un cirque ambulant, une troupe étrange, des habitants aux réactions étonnantes et un cadavre retrouvé là sans raison apparente.
RJ Ellory joue une fois de plus avec son lecteur en l’entraînant dans une intrigue subtile et aux multiples ramifications.
Gros bébé de plus de 600 pages, Le Carnaval des Ombres pose son histoire en prenant son temps.
Et c’est ce qui en fait son plus grand charme.
Comme souvent, l’auteur ne se contente pas d’offrir une enquête à son lectorat. Pour lui, l’important n’est pas forcément le sujet, mais les êtres qui le composent.
Il va être question de choix et de conséquences.
De pouvoir et de secrets.
De loyauté et d’Histoire.
De souvenirs et de vérités.
À l’échelle d’un homme, d’un groupe, ou même d’un pays entier.
Le romancier aime se pencher sur cet aspect humain, Et nous offre ici un beau spectacle, porté par son imagination (mais pas que !) et servi par sa plume.
La galerie des personnages est étendue sans être trop vaste. Et chacun est si parfaitement créé par l’auteur que nous avons rapidement l’impression de les connaître.
L’atmosphère qui se dégage est, comme toujours avec lui, une réussite époustouflante ! Impossible de ne pas se croire réellement au fond du Texas, en milieu des années 50.
J’ai adoré mes perdre dans cette longue intrigue se déroulant sur un temps assez court.
J’ai adoré apprendre à connaître Michael, Laura, Chas et tous les autres.
J’ai adoré retrouver cette plume exceptionnelle.
Bref, j’ai adoré ce roman.
Du Ellory pur jus !

Qu'à jamais j'oublie
Avis posté le 04/06/2021
Pas mal.
L’oubli est parfois une destination. Et le silence, un des rares moyens de s’y rendre.
À bien regarder Nina Kircher, belle femme, veuve d’un photographe de renom et mère de Théo, rien ne peut laisser croire que de sombres secrets l’empoisonnement depuis des décennies.
Et pourtant.
Le jour où, sans raison apparente, elle tue un inconnu lors d’un séjour à l’hôtel, Théo comprend que ce qu’il a toujours pris pour de la pudeur ou du chagrin dans le regard de sa mère pourrait être tout autre chose. Et pour lui venir en aide, il va devoir chercher de quoi il s’agit. Même si c’est contre son gré.
Valentin Musso a un vrai don pour créer des intrigues féroces axées sur des faits de société.
Qu’à Jamais J’oublie en est un bel exemple.
En plus de l’enquête, ce roman nous parle d’un sujet peu connu et pourtant d’une gravité phénoménale : les internements administratifs.
Si la France a assez tôt mis fin à ces enfermements barbares, il n’en a pas été de même pour la Suisse, où ils se sont prolongés jusqu’en 1981.
Derrière sa façade neutre, sage et tranquille, ce pays a toléré que des dizaines de milliers de jeunes personnes soient claquemurées dans des institutions où, bien souvent, le pire leur arrivait...
Ce nouveau thriller a donc le double bénéfice de nous distraire ET de nous informer.
Sur la forme, l’intrigue se tient parfaitement, et l’auteur s’est suffisamment renseigné pour que l’immersion du lecteur soit complète.
Le rythme est bon, l’alternance des temporalités apportant comme toujours un plus non négligeable.
Pour les personnages, même s’ils sont bien évidemment bien travaillés, il m’a manqué un peu de profondeur pour certains d’entre eux, ou du moins une humanité un peu plus soulignée.
Mais ça reste un jugement personnel et qui n’enlève en rien tout l’intérêt du sujet de ce roman.
La fin est bien pensée, comme souvent chez Valentin Musso. Elle est peut-être, cette fois, un peu plus politiquement correcte que ce qu’il sait nous proposer parfois, mais le sujet est tellement fort que je pense que ce choix est plutôt judicieux.
Encore une belle réussite pour le romancier. Cette lecture rencontrera certainement un grand succès !

La fureur des mal-aimés
Avis posté le 04/06/2021
Style impeccable.
Elsa Roch est décidément toujours aussi talentueuse.
Ce qui marque, ou en tout cas ce qui m’attire le plus, personnellement, c’est sa capacité à donner corps (et âme !) à ses personnages. Amaury Marsac en tête.
Avec La Fureur des Mal-Aimés, elle parvient une fois de plus à nous entraîner dans une enquête terriblement sombre, qui souligne d’autant plus la douce lueur d’humanité de certains de ses protagonistes.
Rien que ça, c’est déjà un bonheur.
Le commissaire Marsac est à bout. En cette veille de Noël il réalise une fois de plus que les monde des « Ides » empiète de plus en plus dans son quotidien, et met à mal tout ce que la vie peut représenter beau.
Il ne sait pas encore que d’ici quelques minutes, un voile de ténèbres va de nouveau s’abattre sur lui...
La double temporalité apporte comme souvent un grand plus, et ajoute une belle profondeur à l’intrigue.
Le thème est terrible mais malheureusement bien réel, et l’auteure l’amène et le traite de manière très juste.
L’action se déroulant sur une semaine, le rythme est bien présent, et les chapitres (courts et intenses) nous poussent à tourner chaque page encore plus rapidement que la précédente.
Le personnage d’Alex est magnifique, au sens large du terme. Et la confrontation entre Marsac et lui va les entraîner (et entraîner le lecteur) dans une course folle.
Course contre la montre, contre les souvenirs, contre les douleurs, contre les terreurs, contre les apparences.
Au bout de tout cela, pour Marsac, l’espoir de faire gagner la vie, et pour Alex, l’espoir d’oublier la sienne.
Mais ces deux volontés seront-elles compatibles ?
De Paris à Nice, de 1995 à nos jours, ça a été un vrai plaisir de me laisser emporter par La Fureur des Mal-Aimés.
Si vous connaissez les romans précédents d’Elsa Roch, vous retrouverez ici toute la finesse, la délicatesse, la profondeur et la poésie dont elle sait faire preuve à chaque nouvelle histoire.
Si vous la découvrez avec ce titre, nul doute que vous rejoindrez les rangs de ceux qui attendent ses nouvelles intrigues avec impatience.
Pour les uns comme pour les autres, ce très très bon polar est à ne pas rater !

Les heures furieuses. Sur les traces du manuscrit perdu de Harper Lee
Avis posté le 04/06/2021
Très enrichissant.
Et si on pouvait retourner dans les années 70 pour y suivre une enquête palpitante ?
C’est précisément ce que nous propose Casey Cep avec son livre, Les Heures Furieuses.
Dans les années 70, au cœur de l’Alabama, Harper Lee s’est déplacée pour assister à un procès qui retient l’attention du public : celui de Robert Burns, l’assassin du Révérend Maxwell.
Il faut reconnaître que ce bon Révérend avait le don de côtoyer les ennuis. Surtout si l’on se fie au nombre de morts suspectes qui se sont accumulées dans son entourage proche...
Quant à l’avocat chargé de la défense de Burns, c’était auparavant celui de Maxwell, toutes les fois où il a été plus ou moins suspecté dans ces disparitions troublantes.
Pour l’auteure, l’occasion est trop belle, et elle décide d’enquêter pour comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette affaire. Avec l’espoir d’en faire un jour son « De Sang Froid » à elle.
Et pour y parvenir, elle va effectuer un vrai travail de fourmi.
Les Heures Furieuses est un récit composé de trois parties : Le Révérend, L’Avocat, et L’Écrivaine.
Chacune d’elle permettant de faire connaissance avec Harper Lee et les principaux personnages de ce fait divers retentissant, mais également de comprendre l’évolution de cette région des États-Unis, tant au niveau social que démographique ou politique.
Casey Cep a réalisé un travail assez incroyable, et nous en offre, avec ce premier titre, le formidable résultat.
Si Les Heures Furieuses peuvent se lire comme un roman, l’intrigue se présente comme une lecture d’enquête. C’est non seulement original, mais surtout particulièrement bien fait.
En plus du fait divers en lui-même, nous apprenons également beaucoup de choses sur Harper Lee, que ce soit au niveau privé ou professionnel.
Et c’est passionnant !
Le Révérend était-il une victime innocente ou un tueur multirécidiviste impuni ?
De quel bois Maitre Radney est-il réellement fait ?
Et, surtout, qu’est devenu le manuscrit de Harper Lee retraçant toute cette affaire ?
Si vous souhaitez partir à la recherches des réponses à ces interrogations, emboîtez le pas de Casey Cep, elle s’occupera de tout le reste.
456 pages de réel plaisir de lecture !