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Visages De Voltaire : Xviiieme - Xixeme Siecles
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- Nombre de pages464
- PrésentationRelié
- Poids0.86 kg
- Dimensions16,0 cm × 23,5 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7453-0437-2
- EAN9782745304377
- Date de parution01/01/2001
- CollectionLes dix-huitièmes siècles
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
De son vivant déjà, Voltaire n'a laissé personne indifférent, et la Révolution qui le canonise, en 1791, achève de faire du patriarche, en le reconnaissant pour l'un de ses pères spirituels, la figure la plus prestigieuse de son temps. Le "stupide XIXe siècle" a eu bien du mal à s'affranchir de son encombrant prédécesseur. Ce siècle, que Faguet avait décrété "ni chrétien ni français", s'obstinait à hanter les consciences.
Pas d'écrivain, de poète, de penseur qui n'ait dit son mot sur Voltaire. Au fil des décennies et des événements historiques, à mesure même peut-être que son oeuvre trouve moins de lecteurs véritables, croît son statut en quelque sorte mythologique. Davantage qu'objet de connaissance, Voltaire est devenu sujet de polémique, sans que, de part et d'autre, on se soucie trop des distorsions ou des trahisons qu'on lui impose au nom de l'admiration ou de l'exécration.
A travers Voltaire, pour ou contre Voltaire, partisans et adversaires parlent avant tout d'eux-mêmes, de la Restauration à l'Affaire Dreyfus. Nul ne doute, en tout cas, de son actualité : Barbey l'abomine, Veuillot le satanise, Faguet le rapetisse. Il ne serait pas si haï, s'il n'était si vivant, et ceux qui s'en prennent à lui - ou à l'odieux "voltairianisme" - ne se montrent si acharnés, si longtemps et si durablement, que parce qu'ils perçoivent partout sa présence et, en dépit de leurs anathèmes, sans cesse gagnant du terrain.
Littéralement, Voltaire obsède et la haine furieuse, irrationnelle même que lui vouent certains, est la meilleure preuve que son influence, au fil du siècle, ne cesse de s'étendre, d'éclairer ou de gangrener - c'est selon - la civilisation moderne.
Pas d'écrivain, de poète, de penseur qui n'ait dit son mot sur Voltaire. Au fil des décennies et des événements historiques, à mesure même peut-être que son oeuvre trouve moins de lecteurs véritables, croît son statut en quelque sorte mythologique. Davantage qu'objet de connaissance, Voltaire est devenu sujet de polémique, sans que, de part et d'autre, on se soucie trop des distorsions ou des trahisons qu'on lui impose au nom de l'admiration ou de l'exécration.
A travers Voltaire, pour ou contre Voltaire, partisans et adversaires parlent avant tout d'eux-mêmes, de la Restauration à l'Affaire Dreyfus. Nul ne doute, en tout cas, de son actualité : Barbey l'abomine, Veuillot le satanise, Faguet le rapetisse. Il ne serait pas si haï, s'il n'était si vivant, et ceux qui s'en prennent à lui - ou à l'odieux "voltairianisme" - ne se montrent si acharnés, si longtemps et si durablement, que parce qu'ils perçoivent partout sa présence et, en dépit de leurs anathèmes, sans cesse gagnant du terrain.
Littéralement, Voltaire obsède et la haine furieuse, irrationnelle même que lui vouent certains, est la meilleure preuve que son influence, au fil du siècle, ne cesse de s'étendre, d'éclairer ou de gangrener - c'est selon - la civilisation moderne.














