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Vertu et le secret : le Dauphin, fils de Louis XV
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- Nombre de pages416
- PrésentationRelié
- Poids0.665 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7453-1437-8
- EAN9782745314376
- Date de parution01/01/2006
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Le rôle historique du dauphin, fils de Louis XV, né en 1729 et disparu prématurément en 1765, semble s`être limité à diriger l`éducation de Louis XVI et de ses frères. L`historiographie, en lui attribuant la responsabilité des insuffisances du dernier monarque de l`ancien régime, a développé le plus souvent le portrait d`un prince retiré et aux moeurs bourgeoises, chef d`un parti dévot crispé sur les principes de l`absolutisme, protecteur du clergé et particulièrement de la Compagnie de Jésus, adversaire résolu de l`Encyclopédie et des Philosophes.
Pourtant, depuis sa mort jusqu`aux années 1780, une telle représentation ne fit pas l`unanimité : orateurs et panégyristes le campèrent tour à tour en prince éclairé en phase avec l`esprit de son temps ou en défenseur sincère de la tradition. En conséquence, l`historien doit commencer par déconstruire les images hagiographiques successives et contradictoires qui ont enveloppé sa mémoire, pour redécouvrir l`acteur discret de la politique royale ; l`homme de foi et de culture confronté au tournant des Lumières.
On est ainsi conduit à relativiser l`existence d`un parti dévot dont il aurait été le porte parole au conseil du roi, à nuancer le sens de son soutien à la Compagnie de Jésus aux prises avec les parlements, à mieux définir les caractéristiques de sa piété gallicane et salésienne, à évoquer son épiphanie en chef militaire alors même qu`il ne partage pas toutes les orientations imprimées à la diplomatie par son père, à pénétrer dans son cabinet bleu où il aimait à se retirer pour lire.
Pourtant, depuis sa mort jusqu`aux années 1780, une telle représentation ne fit pas l`unanimité : orateurs et panégyristes le campèrent tour à tour en prince éclairé en phase avec l`esprit de son temps ou en défenseur sincère de la tradition. En conséquence, l`historien doit commencer par déconstruire les images hagiographiques successives et contradictoires qui ont enveloppé sa mémoire, pour redécouvrir l`acteur discret de la politique royale ; l`homme de foi et de culture confronté au tournant des Lumières.
On est ainsi conduit à relativiser l`existence d`un parti dévot dont il aurait été le porte parole au conseil du roi, à nuancer le sens de son soutien à la Compagnie de Jésus aux prises avec les parlements, à mieux définir les caractéristiques de sa piété gallicane et salésienne, à évoquer son épiphanie en chef militaire alors même qu`il ne partage pas toutes les orientations imprimées à la diplomatie par son père, à pénétrer dans son cabinet bleu où il aimait à se retirer pour lire.











