Claudine Dardy est professeur en sociologie à l'UFR de Sciences de l'éducation et Sciences Sociales de l'Université Paris XII et membre du Céditec (EA 3119). Elle étudie les pratiques et usages sociaux liés aux écrits et à l'écriture, et leurs effets symboliques, notamment pour les écrits administratifs, approchant ainsi quelques aspects d'une culture écrite moderne. Maître de conférences en sciences du langage, Dominique Ducard enseigne à l'UFR de Sciences de l'éducation et Sciences sociales de l'Université Paris XII. Membre du Céditec, ses travaux portent sur les relations entre langage, textes et représentations, dans la perspective d'une sémiologie interprétative. Dominique Maingueneau est professeur en sciences du langage à l'université Paris XII ; il a publié de nombreux ouvrages en linguistique française et en analyse du discours ; dans ce dernier domaine on citera Genèses du discours (1984) et Le contexte de l'œuvre littéraire (1993) ; il a dirigé le Dictionnaire d'analyse du discours, en collaboration avec P. Charaudeau.
Un genre universitaire : le rapport de soutenance de thèse
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- Nombre de pages134
- PrésentationBroché
- Poids0.235 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,2 cm
- ISBN2-85939-717-5
- EAN9782859397173
- Date de parution20/02/2002
- CollectionLes savoirs mieux
- ÉditeurPU du Septentrion
Résumé
Trois points de vue complémentaires sont mis à contribution pour cerner ce document familier et mal connu qui joue un rôle si important dans la vie des universitaires : le rapport de soutenance de thèse. C. Dardy a considéré cet écrit d'un point de vue socio-anthropologique, le situant dans cet ensemble plus vaste qu'est la fabrication et la soutenance de la thèse ; D. Maingueneau s'est intéressé au texte comme genre, comme dispositif socio-discursif, mettant l'accent sur les positions de subjectivité impliquées par une telle énonciation et son caractère de discours "rapporté" ; D.
Ducard s'est focalisé sur la constitution sémiotique de l'image du thésard et sur deux processus linguistiques qui lui ont paru exemplaires : les opérations de "centrage" de la notion de "thèse" (qu'en est-il d'une "bonne thèse", d'une "vraie thèse" ? ) et le mouvement concessif, qui structure l'ensemble de cette énonciation. Ainsi le rapport de soutenance de thèse apparaît à la fois comme activité inscrite dans un ensemble d'autres, liée à l'institution du savoir et aux procédures d'évaluation, comme dispositif spécifique d'énonciation, comme configuration sémiotique sous-tendue par des représentations subjectives et collectives et comme agencement de formes textuelles significatives.
Ducard s'est focalisé sur la constitution sémiotique de l'image du thésard et sur deux processus linguistiques qui lui ont paru exemplaires : les opérations de "centrage" de la notion de "thèse" (qu'en est-il d'une "bonne thèse", d'une "vraie thèse" ? ) et le mouvement concessif, qui structure l'ensemble de cette énonciation. Ainsi le rapport de soutenance de thèse apparaît à la fois comme activité inscrite dans un ensemble d'autres, liée à l'institution du savoir et aux procédures d'évaluation, comme dispositif spécifique d'énonciation, comme configuration sémiotique sous-tendue par des représentations subjectives et collectives et comme agencement de formes textuelles significatives.
L'éditeur en parle
Trois points de vue complémentaires sont mis à contribution pour cerner ce document familier et mal connu qui joue un rôle si important dans la vie des universitaires : le rapport de soutenance de thèse. C. Dardy a considéré cet écrit d'un point de...







