Impossible de ne pas tourner la première page après avoir digéré difficilement la citation. Impossible après des années de maraudes de ne pas relever l'attention fraternelle, l'attention matérielle et tout autant de questions qui vont avec, la bonne distance, celle qui s'impose. C'est une manière très douce de s'approcher et de redonner un peu d'existence, esquisse de portrait et mains tendus, tout est concentré et fragile. L'étonnement pudique, la constance cimente quelque chose. Comment en quelques lignes décrire sans excès, maintenir une identité précaire, un édifice bancal, un sujet destiné à l'oubli. Nommer, parler, relever quelques éléments, démarcher pour lui, raconter, y revenir encore par mille questions après, ne plus voir sans le voir en passant, s'arrêter. C'est le récit d'une rencontre entre un sans-abris et le narrateur qui tente de faire se peut. On est à la seule distance possible qui vient sans doute du caractère des deux. Le courant passe. Une attention active et prolongée à équidistance d'un éloignement progressif et constant. Le lien tient. Il y a parfois comme un semblant de normalité, un rapport d'étonnement. On peut à travers le regard du narrateur décrire tout ce qui nous éloigne ensemble objectivement et fixer pudiquement l'essentiel, quelques rapprochements. Je comprends que souvent vous passiez mais approchez, lisez. Fraternité.
Impossible de ne pas tourner la première page après avoir digéré difficilement la citation. Impossible après des années de maraudes de ne pas relever l'attention fraternelle, l'attention matérielle et tout autant de questions qui vont avec, la bonne distance, celle qui s'impose. C'est une manière très douce de s'approcher et de redonner un peu d'existence, esquisse de portrait et mains tendus, tout est concentré et fragile. L'étonnement pudique, la constance cimente quelque chose. Comment en quelques lignes décrire sans excès, maintenir une identité précaire, un édifice bancal, un sujet destiné à l'oubli. Nommer, parler, relever quelques éléments, démarcher pour lui, raconter, y revenir encore par mille questions après, ne plus voir sans le voir en passant, s'arrêter. C'est le récit d'une rencontre entre un sans-abris et le narrateur qui tente de faire se peut. On est à la seule distance possible qui vient sans doute du caractère des deux. Le courant passe. Une attention active et prolongée à équidistance d'un éloignement progressif et constant. Le lien tient. Il y a parfois comme un semblant de normalité, un rapport d'étonnement. On peut à travers le regard du narrateur décrire tout ce qui nous éloigne ensemble objectivement et fixer pudiquement l'essentiel, quelques rapprochements. Je comprends que souvent vous passiez mais approchez, lisez. Fraternité.