Arnaud Bernadet est professeur à l'Université McGill (Montréal). Philippe Payen de la Garanderie est maître de conférences à l'Université de Franche-Comté (Besançon).
Traduire-écrire. Cultures, poétiques, anthropologie
Par : ,Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 30 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 20 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages389
- PrésentationBroché
- Poids0.495 kg
- Dimensions14,0 cm × 21,5 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-84788-551-4
- EAN9782847885514
- Date de parution22/09/2014
- CollectionSignes
- ÉditeurENS (Editions)
Résumé
La traduction dite "littéraire" est l'espace d'un double travail, celui des langues sur les littératures, celui des littératures sur les langues. A l'âge de la mondialisation, et d'une emprise économique et technique sans précédent, la tentative indéfiniment recommencée entre le texte original et ses multiples transferts ne peut plus se penser dans l'improbable périmètre de son objet. Force née de l'hybridité de son faire, traduire-écrire est un geste qui a le pouvoir, d'après Victor Hugo dans William Shakespeare, de jeter "un pont entre les peuples" et de servir de "passage des idées".
Ses enjeux ne sont pas seulement formels mais également éthiques. En son instabilité créatrice, la traduction relie étroitement la production de la valeur (la qualité artistique des oeuvres) à la réinvention des valeurs dans l'espace collectif. Echange et métissage, cette activité de décentrement y déploie chaque fois une pensée spécifique de l'altérité et de la culture. La tâche du traducteur apparaît ainsi inséparablement poétique et politique.
Ses enjeux ne sont pas seulement formels mais également éthiques. En son instabilité créatrice, la traduction relie étroitement la production de la valeur (la qualité artistique des oeuvres) à la réinvention des valeurs dans l'espace collectif. Echange et métissage, cette activité de décentrement y déploie chaque fois une pensée spécifique de l'altérité et de la culture. La tâche du traducteur apparaît ainsi inséparablement poétique et politique.
















