Esther Tellermann est écrivaine, poète et psychanalyste. Elle a publié une vingtaine d'ouvrages. Elle a reçu le Grand Prix de l'Académie française en 1986 pour Première apparition avec épaisseur (Flammarion), le prix François Coppée de l'Académie française en 2000 pour Guerre extrême (Flammarion), le prix Max Jacob, en 2015, pour Sous votre nom (Flammarion) et le prix Louise Labé pour Votre écorce (La lettre volée), en 2024.
Toujours l'artiste nous précède. Lacan, l'Art, la Littérature
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- Nombre de pages160
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.19 kg
- Dimensions13,4 cm × 21,0 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-37206-090-5
- EAN9782372060905
- Date de parution25/04/2025
- ÉditeurCampagne première
- PostfacierGérard Amiel
Résumé
A travers son commentaire singulier des élaborations complexes de Jacques Lacan, Esther Tellermann, poète et psychanalyste, veut réaffirmer la nécessité conjointe de la psychanalyse et de l'Art. Ce sont bien la spécificité et l'efficience de la psychanalyse et de l'Art qui sont mises à mal aujourd'hui dans l'espace public, au profit des sciences cognitives, du marché des thérapies, et de la prolifération des produits "culturels" , sans pour autant qu'il soit apporté quelque tempérance aux malaises contemporains et aux rapports entre les sexes.
Or la psychanalyse, qui ne se résout pas à l'adaptation du sujet humain aux idéaux dominants dont chaque jour dévoile les impasses, doit considérer avec sérieux, selon Lacan, ce qu'ont révélé et révèlent, du désir humain et de ses apories, les plus grands créateurs. Des oeuvres comme celles de Sade, par exemple, qui éclaire notre rapport à la jouissance et à la loi qui la limite, ne prennent-elles pas, encore plus qu'hier, tout leur relief ? Ce n'est en effet, ni le savoir absolu prôné par la science, ni l'abondance des artefacts proposés par les progrès de la technique, ni même la contractualisation et la judiciarisation accrues de la sexualité qui semblent soulager l'humain de l'irrationalité de son destin, de sa douleur d'exister, comme de l'énigme de son désir.
Tel est l'enjeu de ce parcours, qui cherche dans les avancées de Lacan sur la relation de la psychanalyse à l'Art et notamment à la littérature, sinon un viatique, du moins un espoir...
Or la psychanalyse, qui ne se résout pas à l'adaptation du sujet humain aux idéaux dominants dont chaque jour dévoile les impasses, doit considérer avec sérieux, selon Lacan, ce qu'ont révélé et révèlent, du désir humain et de ses apories, les plus grands créateurs. Des oeuvres comme celles de Sade, par exemple, qui éclaire notre rapport à la jouissance et à la loi qui la limite, ne prennent-elles pas, encore plus qu'hier, tout leur relief ? Ce n'est en effet, ni le savoir absolu prôné par la science, ni l'abondance des artefacts proposés par les progrès de la technique, ni même la contractualisation et la judiciarisation accrues de la sexualité qui semblent soulager l'humain de l'irrationalité de son destin, de sa douleur d'exister, comme de l'énigme de son désir.
Tel est l'enjeu de ce parcours, qui cherche dans les avancées de Lacan sur la relation de la psychanalyse à l'Art et notamment à la littérature, sinon un viatique, du moins un espoir...
















