Née en 1900 à Odessa, Nina Gourfinkel est étudiante à Pétrograd au moment de la Révolution de 1917. Elle y adhère et participe au soulèvement populaire avant de quitter le pays en 1925, en rupture avec l'évolution des idéaux soviétiques. Juive, résistante pendant la seconde Guerre mondiale, Docteure en lettres, elle publie plusieurs biographies d'intellectuels et politiques russes, dont celle de Lénine (Agone, 2024) et de Dostoïesvki (Agone, 2025).
Tolstoï. Sans tolstoïsme
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- Nombre de pages214
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.13 kg
- Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-7489-0619-6
- EAN9782748906196
- Date de parution17/04/2026
- CollectionEléments
- ÉditeurAgone
- PréfacierLuba Jurgenson
- PréfacierClaire Delaunay
- Directeur de publicationIris Delhoum
Résumé
Avec le style et la clarté qui la caractérisent, Nina Gourfinkel met la culture à disposition du plus grand nombre. Ici, elle étudie l'oeuvre tolstoïenne hors de sa légende, en s'attachant à ses faces artistique, littéraire. Pour l'autrice, l'étude du style d'un auteur est l'étude de son essence même. Un style implique une vision du monde, et c'est en remontant ce fil que l'on arrive le plus sûrement à l'écrivain.
"La littérature commence par le littéraire". Quelle était la spécificité du style de Tolstoï ? Dévoiler le sens commun des termes convenus, en leurs substituant des mots d'usage courant ? et, ainsi, s'attaquer aux convenances sociales. En guise d'exemples de convenance sociales, l'autrice rapporte que Tolstoï a raconté une anecdote de son invention : "un roi était affligé d'un mal humiliant qui l'incommodait fort (il avait des vents).
Mais les médecins trouvèrent à cette infirmité une dénomination latine, et elle en prit aussitôt une allure honorable". L'autrice - non sans humour - varie ses sources, rapporte des faits autant qu'elle s'appuie sur l'ensemble de l'oeuvre de l'écrivain. Elle permet ainsi de comprendre sa démarche, ses motivations et sa philosophie. Sans complaisance, elle écorche l'homme (ses lubies, son machisme, sa défense farouche de sa classe et de la propriété privée), laissant la parole à ses contemporains : un parcours sans ces faux détours pour revenir à ce qu'elle connaît le mieux : l'oeuvre.
Cet ouvrage permet de saisir, à travers les abondantes citations et les mentions des journaux intimes de la femme de Tolstoï, la sécheresse morale de l'homme qui a, quelque part, fait de lui l'écrivain que l'on connaît. Une rigueur morale chrétienne, mais qui, par amour du verbe (mais surtout pas de la poésie ! ), s'attaque même au style de l'Evangile ... "On croit entendre un frère prêcheur ! Seulement, ce qu'un frère prêcheur n'aurait pas fait, c'est d'étendre ses dénonciation aux Saintes Ecritures".
"La littérature commence par le littéraire". Quelle était la spécificité du style de Tolstoï ? Dévoiler le sens commun des termes convenus, en leurs substituant des mots d'usage courant ? et, ainsi, s'attaquer aux convenances sociales. En guise d'exemples de convenance sociales, l'autrice rapporte que Tolstoï a raconté une anecdote de son invention : "un roi était affligé d'un mal humiliant qui l'incommodait fort (il avait des vents).
Mais les médecins trouvèrent à cette infirmité une dénomination latine, et elle en prit aussitôt une allure honorable". L'autrice - non sans humour - varie ses sources, rapporte des faits autant qu'elle s'appuie sur l'ensemble de l'oeuvre de l'écrivain. Elle permet ainsi de comprendre sa démarche, ses motivations et sa philosophie. Sans complaisance, elle écorche l'homme (ses lubies, son machisme, sa défense farouche de sa classe et de la propriété privée), laissant la parole à ses contemporains : un parcours sans ces faux détours pour revenir à ce qu'elle connaît le mieux : l'oeuvre.
Cet ouvrage permet de saisir, à travers les abondantes citations et les mentions des journaux intimes de la femme de Tolstoï, la sécheresse morale de l'homme qui a, quelque part, fait de lui l'écrivain que l'on connaît. Une rigueur morale chrétienne, mais qui, par amour du verbe (mais surtout pas de la poésie ! ), s'attaque même au style de l'Evangile ... "On croit entendre un frère prêcheur ! Seulement, ce qu'un frère prêcheur n'aurait pas fait, c'est d'étendre ses dénonciation aux Saintes Ecritures".












