Thomas Hirschhorn et Georges Bataille. La foudre et les flammes

Par : Eric Valentin
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  • Nombre de pages214
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.342 kg
  • Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-343-15961-4
  • EAN9782343159614
  • Date de parution05/12/2018
  • CollectionHistoires et idées des Arts
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

En 2002, Thomas Hirschhorn a dédié un monument à Georges Bataille dans une banlieue de Kassel, habitée par des immigrants turcs. Ce livre resitue l'oeuvre dans l'ensemble de la production de l'artiste suisse, dégage son originalité dans l'histoire récente du monument et, plus généralement, dans l'art public. Au coeur du Monument Bataille, Hirschhorn indique que c'est la phase acéphale de l'écrivain qui lui importe.
L'artiste rend hommage à Bataille, l'intellectuel révolutionnaire des années 1930, le libertaire qui ne veut ni Dieu ni maître, le critique des platitudes du rationalisme, le chantre de la passion, de l'exaltation et de la vie jusque dans la mort. L'artiste suisse s'intéresse à Bataille notamment pour son ouvrage cardinal La Part maudite et sa notion centrale le don, au service d'une vie souveraine et solaire opposée aux logiques mortifères du profit capitaliste.
Dans son monument, l'artiste suisse montre un agrandissement d'une photographie du supplicié chinois qui fascina Bataille. Il y a une affinité fondamentale entre cette image et les corps humains détruits dans les collages du plasticien ou ses mannequins à clous qui montrent la tête de la Gorgone, le brasier qui saccage et les cadavres qui font suffoquer. Avec ces suppliciés, il s'agit, pour Hirschhorn, de se confronter à l'incommensurable de la cruauté pour ruiner l'égoïsme, et réactiver avec ses monuments le sens de la solidarité avec les victimes.
En 2002, Thomas Hirschhorn a dédié un monument à Georges Bataille dans une banlieue de Kassel, habitée par des immigrants turcs. Ce livre resitue l'oeuvre dans l'ensemble de la production de l'artiste suisse, dégage son originalité dans l'histoire récente du monument et, plus généralement, dans l'art public. Au coeur du Monument Bataille, Hirschhorn indique que c'est la phase acéphale de l'écrivain qui lui importe.
L'artiste rend hommage à Bataille, l'intellectuel révolutionnaire des années 1930, le libertaire qui ne veut ni Dieu ni maître, le critique des platitudes du rationalisme, le chantre de la passion, de l'exaltation et de la vie jusque dans la mort. L'artiste suisse s'intéresse à Bataille notamment pour son ouvrage cardinal La Part maudite et sa notion centrale le don, au service d'une vie souveraine et solaire opposée aux logiques mortifères du profit capitaliste.
Dans son monument, l'artiste suisse montre un agrandissement d'une photographie du supplicié chinois qui fascina Bataille. Il y a une affinité fondamentale entre cette image et les corps humains détruits dans les collages du plasticien ou ses mannequins à clous qui montrent la tête de la Gorgone, le brasier qui saccage et les cadavres qui font suffoquer. Avec ces suppliciés, il s'agit, pour Hirschhorn, de se confronter à l'incommensurable de la cruauté pour ruiner l'égoïsme, et réactiver avec ses monuments le sens de la solidarité avec les victimes.