La jeune Shirin a reçu une éducation cosmopolite dans le Téhéran d'Ahmad Chah. Mariée à un homme brutal, elle osera s'enfuir avec officier français et, vouant son existence à l'émancipation de la femme perse, sera contrainte à l'exil en France. Un roman vrai inspiré du journal intime de cette icone oubliée de l'Iran d'avant les mollahs, entre modernisme et traditions. Le roman vrai d'une révolte et d'un exil, dans l'Iran des " linceuls noirs " Shirin, petite-fille du prince Qoli Khan Bakhtiari, un érudit proche du pouvoir, reçoit une éducation cosmopolite dans le Téhéran des années 1910, sans toutefois s'aventurer souvent hors de l' anderoun , l'aile du palais familial réservée aux femmes.
Adolescente curieuse et instruite, elle vit comme une brimade le voile que la tradition l'oblige à porter. Et lorsque, en 1921, un jeune diplomate russe s'éprend d'elle, causant un vif scandale, Shirin est mise sous clé, mariée contre son gré à un homme brutal qui la délaisse pour une sigheh , une " épouse temporaire ". Elle osera s'enfuir avec un jeune officier français, au risque de créer un incident diplomatique, vivra cachée dans un village des montagnes de l'Alborz, recevra l'enseignement mystique du soufi Parviz, écrira dans la revue féministe Zaban-e Zanan .
Car Shirin s'est découvert une vocation qui la conduira à l'exil : l'émancipation de la femme perse, bientôt encouragée par Reza Chah, premier souverain de la dynastie Pahlavi et promoteur de la " campagne contre les linceuls noirs " ( kafan-e-siah )... Cette histoire authentique est inspirée du dossier remis en 1977 à l'auteur par Napoléon Jekiel, ancien correspondant de l'AFP à Téhéran depuis 1945.
Il avait rencontré Shirin, à Paris, au musée Guimet, dans les années 1930, alors qu'elle fréquentait les milieux intellectuels et soutenait en Sorbonne une thèse sur la Perse dans la littérature française. S'appuyant sur le journal intime de la jeune princesse, mais aussi sur les archives du Quai d'Orsay, Shirin offre de l'Iran d'alors un tableau intime, vivant, précis, méconnu du grand public : celui d'une société tiraillée entre l'occidentalisme et les coutumes séculaires, le modernisme et les traditions religieuses.
" Sans aucun doute l'un des meilleurs et des plus beaux livres jamais écrits sur l'Iran d'avant les mollahs ", estime à juste titre le grand reporter, essayiste et romancier Emmanuel Razavi dans sa préface.
La jeune Shirin a reçu une éducation cosmopolite dans le Téhéran d'Ahmad Chah. Mariée à un homme brutal, elle osera s'enfuir avec officier français et, vouant son existence à l'émancipation de la femme perse, sera contrainte à l'exil en France. Un roman vrai inspiré du journal intime de cette icone oubliée de l'Iran d'avant les mollahs, entre modernisme et traditions. Le roman vrai d'une révolte et d'un exil, dans l'Iran des " linceuls noirs " Shirin, petite-fille du prince Qoli Khan Bakhtiari, un érudit proche du pouvoir, reçoit une éducation cosmopolite dans le Téhéran des années 1910, sans toutefois s'aventurer souvent hors de l' anderoun , l'aile du palais familial réservée aux femmes.
Adolescente curieuse et instruite, elle vit comme une brimade le voile que la tradition l'oblige à porter. Et lorsque, en 1921, un jeune diplomate russe s'éprend d'elle, causant un vif scandale, Shirin est mise sous clé, mariée contre son gré à un homme brutal qui la délaisse pour une sigheh , une " épouse temporaire ". Elle osera s'enfuir avec un jeune officier français, au risque de créer un incident diplomatique, vivra cachée dans un village des montagnes de l'Alborz, recevra l'enseignement mystique du soufi Parviz, écrira dans la revue féministe Zaban-e Zanan .
Car Shirin s'est découvert une vocation qui la conduira à l'exil : l'émancipation de la femme perse, bientôt encouragée par Reza Chah, premier souverain de la dynastie Pahlavi et promoteur de la " campagne contre les linceuls noirs " ( kafan-e-siah )... Cette histoire authentique est inspirée du dossier remis en 1977 à l'auteur par Napoléon Jekiel, ancien correspondant de l'AFP à Téhéran depuis 1945.
Il avait rencontré Shirin, à Paris, au musée Guimet, dans les années 1930, alors qu'elle fréquentait les milieux intellectuels et soutenait en Sorbonne une thèse sur la Perse dans la littérature française. S'appuyant sur le journal intime de la jeune princesse, mais aussi sur les archives du Quai d'Orsay, Shirin offre de l'Iran d'alors un tableau intime, vivant, précis, méconnu du grand public : celui d'une société tiraillée entre l'occidentalisme et les coutumes séculaires, le modernisme et les traditions religieuses.
" Sans aucun doute l'un des meilleurs et des plus beaux livres jamais écrits sur l'Iran d'avant les mollahs ", estime à juste titre le grand reporter, essayiste et romancier Emmanuel Razavi dans sa préface.