Les poètes sont souvent des musiciens qui s'ignorent. André Doms n'est pas de ceux-là, lui qui nous livre ici une partition originale pour quatre instruments déclinée en quatre mouvements poétiques. C'est peut-être l'heure des bilans et des regrets, teintée de l'irrépressible joie de vivre, qui sonne dans l'universelle rime où mûrit l'inouï ? En tout cas le vieux scribe que fascine encore le halo lunaire n'a pas dit son dernier mot.
Dans la mesure où, en définitive, le dernier mot n'existe pas et n'existera sans doute jamais, autant s'en remettre au cadastre d'étoile et au verbe d'où soufflent ciels et sable et houles de voix. A croire que le poème est le seul cosmos où vivre. Car nous sommes ici en mémoire de glaise, ne l'oublions pas. On se franchit, sans esclandre. Ni papiers. Volontiers rebelle, André Doms raille les illusions humaines et leurs dieux bricolés de sperme et de foudre, comme pour mieux prendre conscience que parce que l'être est une parcelle d'illusoire durée, il est aussi sans fin ni césure, écrivant le contre-chant à tout ordre établi.
Certes, notre finitude est un drame, mais c'est aussi une chance, car le dire d'aimer seul nous refonde. Ici et maintenant, en quelque sorte. Le poète ne craint pas la fin des temps, car le verbe signifie son exil du jardin d'ici, ce qui ne ferme pas la porte à un ailleurs possible dont nous ne savons rien. André Doms scelle cette sérénité quelque peu grinçante, mais confiante tout de même, de ce vers sans appel : En commune attente, nous suffit l'emploi de vivre, à temps plein.
Au-delà même. Pour lui faire écho, les peintures d'Irène Philips déploient leurs arabesques et rythment le recueil comme autant de métaphores du temps dans le grand sablier du monde.
Les poètes sont souvent des musiciens qui s'ignorent. André Doms n'est pas de ceux-là, lui qui nous livre ici une partition originale pour quatre instruments déclinée en quatre mouvements poétiques. C'est peut-être l'heure des bilans et des regrets, teintée de l'irrépressible joie de vivre, qui sonne dans l'universelle rime où mûrit l'inouï ? En tout cas le vieux scribe que fascine encore le halo lunaire n'a pas dit son dernier mot.
Dans la mesure où, en définitive, le dernier mot n'existe pas et n'existera sans doute jamais, autant s'en remettre au cadastre d'étoile et au verbe d'où soufflent ciels et sable et houles de voix. A croire que le poème est le seul cosmos où vivre. Car nous sommes ici en mémoire de glaise, ne l'oublions pas. On se franchit, sans esclandre. Ni papiers. Volontiers rebelle, André Doms raille les illusions humaines et leurs dieux bricolés de sperme et de foudre, comme pour mieux prendre conscience que parce que l'être est une parcelle d'illusoire durée, il est aussi sans fin ni césure, écrivant le contre-chant à tout ordre établi.
Certes, notre finitude est un drame, mais c'est aussi une chance, car le dire d'aimer seul nous refonde. Ici et maintenant, en quelque sorte. Le poète ne craint pas la fin des temps, car le verbe signifie son exil du jardin d'ici, ce qui ne ferme pas la porte à un ailleurs possible dont nous ne savons rien. André Doms scelle cette sérénité quelque peu grinçante, mais confiante tout de même, de ce vers sans appel : En commune attente, nous suffit l'emploi de vivre, à temps plein.
Au-delà même. Pour lui faire écho, les peintures d'Irène Philips déploient leurs arabesques et rythment le recueil comme autant de métaphores du temps dans le grand sablier du monde.