Georges Didi-Huberman est philosophe et historien de l'art. Il a publié de nombreux ouvrages sur la question des images depuis l'Antiquité jusqu'à la période contemporaine. Parmi ses derniers ouvrages parus : Ecorces (Minuit, 2011), Peuples exposés, peuples figurants (Minuit, 2012), L'Album de l'art à l'époque du "Musée imaginaire" (Hazan, 2013), Phalènes. Essais sur l'apparition, 2 (Minuit, 2013).
Sentir le grisou
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- Nombre de pages101
- PrésentationBroché
- Poids0.142 kg
- Dimensions13,7 cm × 18,5 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-7073-2339-2
- EAN9782707323392
- Date de parution06/03/2014
- ÉditeurMinuit (Les Editions de)
Résumé
L'artiste est inventeur de temps. Il façonne, il donne chair à des durées jusqu'alors impossibles ou impensables : apories, fables chroniques. En ce sens pourrait-on dire qu'il " sent le grisou " de l'histoire. Mais comment sentir le grisou, ce gaz incolore et inodore ? Comment voir venir le temps ? Les mineurs, autrefois, utilisaient des oisillons en cage comme " devins " pour les coups de grisou : mauvais augure quand le plumage frémissait.
Le frémissement des images ne pourrait-il pas, lui aussi, remplir cet office mystérieux ? C'est ce qu'on tente ici de suggérer à travers un libre commentaire de quelques images " remontées du fond de la mine " mais, surtout, de La rabbia, l'admirable film d'archives politico-poétique de Pier Paolo Pasolini.
Le frémissement des images ne pourrait-il pas, lui aussi, remplir cet office mystérieux ? C'est ce qu'on tente ici de suggérer à travers un libre commentaire de quelques images " remontées du fond de la mine " mais, surtout, de La rabbia, l'admirable film d'archives politico-poétique de Pier Paolo Pasolini.












