Philippe Fritsch a été Professeur de Sociologie à l'Université Lyon 2 et Directeur d'une équipe de recherche associée au CNRS. De L'Education des adultes (1971) à Être Vétérinaire (2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d'ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler.
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Sauvage, à sauvegarder. Etude sociologique d'une pratique militante hors du commun
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- Nombre de pages628
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.692 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,0 cm × 2,6 cm
- ISBN978-2-36512-493-5
- EAN9782365124935
- Date de parution23/04/2026
- CollectionChamp social
- ÉditeurCroquant (Editions du)
Résumé
Recueillir des animaux sauvages blessés et les soigner, ce n'est certes pas nouveau. Mais, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, cette conduite peu commune a pris une forme et une fin bien différentes de celles qu'elle pouvait avoir précédemment. En effet si, depuis les années 1960 environ, des hommes et des femmes y consacrent une bonne part de leur temps, voire en font profession, c'est à seule fin de relâcher ces bêtes sauvages dans leur milieu naturel pour qu'elles y survivent librement et s'y reproduisent.
Passant de la sphère privée à la sphère publique, cette pratique, illégale en France depuis la loi de 1976 sur la protection de la nature, fut d'abord tolérée avant d'être officiellement reconnue en 1992 et autorisée sous certaines conditions. Quels sens a pu et peut avoir cette pratique, à la fois singulière et collective mais surtout différente de toutes celles qui ont les animaux pour objet, tout en étant proches de certaines ? Comment a-t-elle émergé tout en contribuant à un renversement radical du système de valeurs et de normes relatives à la faune sauvage ? Quels en ont été les initiateurs et comment les caractéristiques sociales des agents de cette pratique ont-elles varié à mesure que se transformait le champ où ils ont pris position et dont l'enjeu n'est autre que la validation des rapports légitimes des humains aux animaux non humains.
Les réponses à ces trois questions, essentielles dans une période profondément marquée par le déclin rapide de la biodiversité - fondamentalement imputable au mode économique dominant -, sont fondées sur une étude sociologique qui reprend les recherches menées auprès des hommes et des femmes dont l'activité de sauvegarde a été suivie à partir de 1989 (première enquête commanditée par le ministère de l'environnement) jusqu'en 2024.
L'analyse de l'ensemble de données recueillies tout au long de cette période permet de comprendre, dans leur relation, la genèse d'une action militante hors norme et celle du champ où elle s'est développée, mais également la formation d'agents disposés à y intervenir. Plus encore, elle explique comment leur passion et leurs dispositions personnelles, socialement construites, sont devenues les mobiles d'une action collective d'intérêt universel.
Passant de la sphère privée à la sphère publique, cette pratique, illégale en France depuis la loi de 1976 sur la protection de la nature, fut d'abord tolérée avant d'être officiellement reconnue en 1992 et autorisée sous certaines conditions. Quels sens a pu et peut avoir cette pratique, à la fois singulière et collective mais surtout différente de toutes celles qui ont les animaux pour objet, tout en étant proches de certaines ? Comment a-t-elle émergé tout en contribuant à un renversement radical du système de valeurs et de normes relatives à la faune sauvage ? Quels en ont été les initiateurs et comment les caractéristiques sociales des agents de cette pratique ont-elles varié à mesure que se transformait le champ où ils ont pris position et dont l'enjeu n'est autre que la validation des rapports légitimes des humains aux animaux non humains.
Les réponses à ces trois questions, essentielles dans une période profondément marquée par le déclin rapide de la biodiversité - fondamentalement imputable au mode économique dominant -, sont fondées sur une étude sociologique qui reprend les recherches menées auprès des hommes et des femmes dont l'activité de sauvegarde a été suivie à partir de 1989 (première enquête commanditée par le ministère de l'environnement) jusqu'en 2024.
L'analyse de l'ensemble de données recueillies tout au long de cette période permet de comprendre, dans leur relation, la genèse d'une action militante hors norme et celle du champ où elle s'est développée, mais également la formation d'agents disposés à y intervenir. Plus encore, elle explique comment leur passion et leurs dispositions personnelles, socialement construites, sont devenues les mobiles d'une action collective d'intérêt universel.







