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Plotin et le christianisme. Triade plotinienne et trinité chrétienne
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- Nombre de pages238
- PrésentationBroché
- Poids0.6 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7010-1258-9
- EAN9782701012582
- Date de parution01/12/1992
- ÉditeurBeauchesne (éditions)
Résumé
Entre écrivains chrétiens des IVè ou Vè siècles et Plotin, parler de filiation serait généralement excessif. En revanche on ne saurait leur dénier tout cousinage Toutefois, une grande prudence s'impose ici : plusieurs Pères de l'Eglise ont subi ça et là une certaine influence de Plotin, c'est incontestable ; mais si l'on relève sans précaution cette influence, on risque une sorte de choc en retour : être inconsciemment amené à lire l'auteur des Ennéades à la lumière de la théologie patristique.
Alors se produit comme un balancement qui va du plotinisme au christianisme, puis revient de celui-ci à celui-là, le christianisme empruntant au néoplatonisme quelque chose de sa "mystique" , mais colonisant en retour l'interprétation de Plotin par des perspectives chrétiennes. Il se pourrait bien que maintes lectures des Ennéades depuis la Renaissance n'aient pas suffisamment échappé à ce concordisme déformant qui christianise volontiers Plotin.
Cela prend un tour assez piquant lorsqu'on lui attribue une doctrine des "trois hypostases" . Une telle expression ne doit-elle rien, chez ceux qui l'emploient alors, au dogme trinitaire chrétien ? Car non seulement les chrétiens ont utilisé cette formule "trois hypostases" avant les Ennéades, mais surtout Plotin, quant à lui, ne l'emploie jamais... Aurait-il même pu s'en servir pour désigner simultanément l'Un, l'Intellect et l'Ame ? Paul Aubin S.
J. , né en 1922, ancien professeur de théologie dogmatique à l'Université catholique d'Angers, appartient à la Faculté de théologie des Jésuites français (Centre Sèvres, Paris).
Alors se produit comme un balancement qui va du plotinisme au christianisme, puis revient de celui-ci à celui-là, le christianisme empruntant au néoplatonisme quelque chose de sa "mystique" , mais colonisant en retour l'interprétation de Plotin par des perspectives chrétiennes. Il se pourrait bien que maintes lectures des Ennéades depuis la Renaissance n'aient pas suffisamment échappé à ce concordisme déformant qui christianise volontiers Plotin.
Cela prend un tour assez piquant lorsqu'on lui attribue une doctrine des "trois hypostases" . Une telle expression ne doit-elle rien, chez ceux qui l'emploient alors, au dogme trinitaire chrétien ? Car non seulement les chrétiens ont utilisé cette formule "trois hypostases" avant les Ennéades, mais surtout Plotin, quant à lui, ne l'emploie jamais... Aurait-il même pu s'en servir pour désigner simultanément l'Un, l'Intellect et l'Ame ? Paul Aubin S.
J. , né en 1922, ancien professeur de théologie dogmatique à l'Université catholique d'Angers, appartient à la Faculté de théologie des Jésuites français (Centre Sèvres, Paris).


