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Par-delà l'aveu : remords et justice pénale
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- Nombre de pages258
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.42 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-88049-563-3
- EAN9782880495633
- Date de parution13/06/2024
- CollectionDéviance et société
- ÉditeurMédecine & Hygiène, RMS
Résumé
Cet ouvrage a pour point de départ une énigme : divers indices suggèrent que les sentiments qu'éprouvent les délinquants vis-à-vis de leurs victimes et des infractions reprochées infléchissent les décisions des magistrats, alors que les normes pénales relatives à la détermination et à l'exécution de la peine n'y font jamais référence. Historiquement, ces ressorts émotionnels ont été progressivement euphémisés, mais l'ouvrage, au croisement de la sociologie du droit, de la déviance et des émotions, décrypte l'influence souterraine des remords et d'autres sentiments moraux apparentés (regrets, culpabilité, honte, etc.) à tous les stades du processus pénal.
La plupart des acteurs qui concourent à l'oeuvre de justice y portent en effet une grande attention, avec pour horizon commun la figure idéale du délinquant repentant. La démonstration repose sur une étude qualitative de pièces extraites de dossiers judiciaires et sur plus d'une centaine d'entretiens semi-directifs. Des analyses statistiques, fondées sur un échantillon de plusieurs milliers d'affaires, confirment une réaction pénale plus sévère en l'absence d'affects témoignant un authentique repentir ; ces "déviances émotionnelles" justifient aussi le prononcé d'obligations de soins, au risque de confondre la psychothérapie avec une entreprise de redressement moral.
La plupart des acteurs qui concourent à l'oeuvre de justice y portent en effet une grande attention, avec pour horizon commun la figure idéale du délinquant repentant. La démonstration repose sur une étude qualitative de pièces extraites de dossiers judiciaires et sur plus d'une centaine d'entretiens semi-directifs. Des analyses statistiques, fondées sur un échantillon de plusieurs milliers d'affaires, confirment une réaction pénale plus sévère en l'absence d'affects témoignant un authentique repentir ; ces "déviances émotionnelles" justifient aussi le prononcé d'obligations de soins, au risque de confondre la psychothérapie avec une entreprise de redressement moral.



