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Nelly Sachs, éthique et modernité
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- Nombre de pages203
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.38 kg
- Dimensions16,5 cm × 24,5 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-84467-087-8
- EAN9782844670878
- Date de parution01/03/2007
- CollectionTravaux & recherches UL3
- ÉditeurUniversité Charles-de-Gaulle
Résumé
Nelly Sachs, écrit Jean Halpérin, est "une voix qui appelle et qui exige, et qui nous oblige à quitter toute tentation de consolation, ou de confort, ou de quiétude". C'est dire qu'il y a urgence à se mettre à l'écoute de la poétesse et à réfléchir à la possibilité d'une langue défiant, hier comme aujourd'hui, sans éclat de voix, tout langage avide de pouvoir, afin que "soit la parole : enfin/humaine" (C.
Vigée). L'oeuvre de Nelly Sachs, à l'instar de celle des autres poètes convoqués ici, dans cette constellation que nous avons choisi de faire graviter autour d'elle, apporte un démenti au verdict d'Adorno, affirmant - avant de se rétracter quelques années plus tard - qu'il serait "barbare" d'écrire un poème après Auschwitz. Mais quelle attitude et quelle langue adopter face au Désastre ? Renouant avec la pensée et la tradition juives, Nelly Sachs oppose aux horreurs et aux abîmes de la modernité une "po-éthique" du visage (B.
Chapuis), infiniment proche de la philosophie d'Emmanuel Lévinas. Mais la résistance passe aussi par une refondation du langage et de la langue allemande, par une parole instauratrice d'une nouvelle relation au Tu vers lequel tend inexorablement la quête existentielle. Cet appel de l'autre et cette tension vers lui font de Nelly Sachs "l'auteur de partitions anticipant sur un autre état, un autre chant, une autre architecture" (B.
Böschenstein). Ainsi s'élabore une écriture unique, aux accents prophétiques, mêlant innovation - et audaces parfois - aux sources les plus anciennes. Entre extase et errance, cette poésie qui réunit en elle "le principe espoir, le principe espérance et le principe responsabilité" (J. Halpérin) ne cesse de nous interpeller.
Vigée). L'oeuvre de Nelly Sachs, à l'instar de celle des autres poètes convoqués ici, dans cette constellation que nous avons choisi de faire graviter autour d'elle, apporte un démenti au verdict d'Adorno, affirmant - avant de se rétracter quelques années plus tard - qu'il serait "barbare" d'écrire un poème après Auschwitz. Mais quelle attitude et quelle langue adopter face au Désastre ? Renouant avec la pensée et la tradition juives, Nelly Sachs oppose aux horreurs et aux abîmes de la modernité une "po-éthique" du visage (B.
Chapuis), infiniment proche de la philosophie d'Emmanuel Lévinas. Mais la résistance passe aussi par une refondation du langage et de la langue allemande, par une parole instauratrice d'une nouvelle relation au Tu vers lequel tend inexorablement la quête existentielle. Cet appel de l'autre et cette tension vers lui font de Nelly Sachs "l'auteur de partitions anticipant sur un autre état, un autre chant, une autre architecture" (B.
Böschenstein). Ainsi s'élabore une écriture unique, aux accents prophétiques, mêlant innovation - et audaces parfois - aux sources les plus anciennes. Entre extase et errance, cette poésie qui réunit en elle "le principe espoir, le principe espérance et le principe responsabilité" (J. Halpérin) ne cesse de nous interpeller.




