Journaliste et romancier, Éric Fottorino est né en 1960. Il a notamment publié, aux Éditions Gallimard, Caresse de Rouge (collection blanche, 2004, Folio n° 4249), Korsakov (collection blanche, 2004, Folio n° 4333), Baisers de cinéma (collection blanche, 2007, Folio n° 4796), L'homme qui m'aimait tout bas (collection blanche, 2009, Folio n° 5133), Questions à mon père (collection blanche, 2010, Folio n° 5318), Le dos crawlé (collection blanche, 2011).
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- Nombre de pages542
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.642 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,0 cm × 3,6 cm
- ISBN978-2-07-013419-9
- EAN9782070134199
- Date de parution22/03/2012
- CollectionBlanche
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Longtemps j'ai rêvé du Monde. J'y serais entré même à genoux ! Depuis mon premier article, paru en 1981 - j'étais encore étudiant -, jusqu'à mon départ, en février 2011, près de trente années se sont écoulées. Je me souviens de tout. La rue des Italiens, les séances de Bourse au palais Brongniart, mes premiers reportages. Je revois les affamés d'Ethiopie, le visage de Mandela, la trogne de Noriega.
Je revois les kolkhozes d'Ukraine, le marché aux grains de Chicago, les élégantes du Viet Nam. J'entends la voix de Jacques Benveniste, qui croyait à la mémoire de l'eau, Jane Birkin parlant de Gainsbourg, tant de silhouettes, tant de reportages. Le journalisme fut mon pain de tous les jours. Je suivis d'un coeur léger ses mots d'ordre : voyager, rencontrer, raconter. Puis recommencer. Elu directeur, j'ai plongé dans l'aventure collective.
Il a fallu garder confiance quand les dettes s'accumulaient, et que le Net ébranlait la galaxie Gutenberg. Il a fallu réinventer ce journal dans l'urgence et la douleur, sans gros moyens, avec la foi du charbonnier. Il a fallu aussi approcher le pouvoir et le tenir à distance. La mer était souvent agitée. J'ai tout revu, tout revécu. J'ai tout aimé ou presque, sachant avec Cioran qu'il faut parfois avaler l'amer avec le sucré.
J'ai quitté Le Monde mais Le Monde ne m'a pas quitté". Eric Fottorino.
Je revois les kolkhozes d'Ukraine, le marché aux grains de Chicago, les élégantes du Viet Nam. J'entends la voix de Jacques Benveniste, qui croyait à la mémoire de l'eau, Jane Birkin parlant de Gainsbourg, tant de silhouettes, tant de reportages. Le journalisme fut mon pain de tous les jours. Je suivis d'un coeur léger ses mots d'ordre : voyager, rencontrer, raconter. Puis recommencer. Elu directeur, j'ai plongé dans l'aventure collective.
Il a fallu garder confiance quand les dettes s'accumulaient, et que le Net ébranlait la galaxie Gutenberg. Il a fallu réinventer ce journal dans l'urgence et la douleur, sans gros moyens, avec la foi du charbonnier. Il a fallu aussi approcher le pouvoir et le tenir à distance. La mer était souvent agitée. J'ai tout revu, tout revécu. J'ai tout aimé ou presque, sachant avec Cioran qu'il faut parfois avaler l'amer avec le sucré.
J'ai quitté Le Monde mais Le Monde ne m'a pas quitté". Eric Fottorino.
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"Je me souviens de tout. Le journalisme fut mon pain de tous les jours. Je suivis d'un coeur léger ses mots d'ordre : voyager, rencontrer, raconter. Puis recommencer. J'ai tout revu, tout revécu. J'ai quitté Le Monde mais Le Monde ne m'a pas quitté".















