Marcel Proust Sous L'Emprise De La Photographie

Par : Brassaï
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  • Nombre de pages184
  • PrésentationBroché
  • Poids0.31 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 1,8 cm
  • ISBN2-07-074979-7
  • EAN9782070749799
  • Date de parution15/10/1997
  • CollectionBlanche
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Partant du fait notoire que Proust était, dans la vie, un passionné, un fou de la photographie, Brassaï a découvert qu'elle avait une forte influence sur sa formation artistique et sur son art. La photographie est partout présente dans la Recherche. Elle joue souvent un rôle décisif dans les mille drames qui la composent : de la mésentente entre le duc et la duchesse de Guermantes révélée à propos de la photographie géante des monnaies de l'ordre de Rhodes, jusqu'à la photographie de Charlus qui suffit à mettre Morel en fuite.

Allant plus loin, Brassaï découvre une relation entre la photographie et l'art même de Proust. Il voit dans sa technique narrative des changements de perspective, d'angle optique, des cadrages. Et surtout il rapproche la mémoire involontaire de l'image latente, telle qu'elle apparaît dans le bain du révélateur. Proust lui-même fait de la photographie une métaphore de la mémoire involontaire.
C'est dans la photographie, née elle aussi du désir d'arrêter l'instant, pour le fixer à jamais dans une sorte d'éternité, que Proust a trouvé sa meilleure alliée.

L'éditeur en parle

Illustré de seize photographies de l'auteur
Dessinateur, sculpteur, écrivain, photographe, Brassaï était un artiste protéiforme Né hongrois le 9 septembre 1899 sous le nom de Gyula Halász, Brassaï arrive en France à l'âge de trois ans. Pendant un an, son père va enseigner la littérature à la Sorbonne. Puis la jeune famille repart pour Budapest. A l'école des Beaux-arts, Brassaï étudie la peinture et la sculpture. La Première Guerre mondiale éclate.
Il servira dans la cavalerie austro-hongroise. Au début des années 20, on retrouve un Brassaï journaliste qui poursuit ses études aux Beaux-arts de Berlin. En 1924, Brassaï revient définitivement à Paris, s'installe à Montparnasse et retrouve le journalisme, un bel angle pour aborder la photographie. Il rencontre Jacques Prévert, Henry Miller, Eugène Atget, Raymond Queneau, Robert Desnos, le Tout-Paris.
Il photographiera Salvador Dali, Matisse, Picasso, Jean Genet, et encore Paris. Il devient cinéaste. Son film, Tant qu'il y aura des bêtes, reçoit au festival international de Cannes le prix du Film le plus original en 1956. Mais Brassaï est aussi auteur. Lui qui sait si bien capturer la poésie urbaine, il la transcrira également dans l'écriture. En 1961, Brassaï pose ses appareils photos, et reprend la plume et la sculpture.
Il publiera Conversation avec Picasso (1964), Le Paris secret des années 30, Souvenirs de ma vie... En 1984, Gyula Halász s'éteint à l'âge de 84 ans. Il est, naturellement, enterré au cimetière de Montparnasse.
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