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Brassaï, graffiti. Le langage du mur

Par : Karolina Ziebinska-Lewandowska, Brassaï
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  • Nombre de pages192
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids1.252 kg
  • Dimensions23,9 cm × 29,1 cm × 2,3 cm
  • ISBN978-2-36511-115-7
  • EAN9782365111157
  • Date de parution03/11/2016
  • ÉditeurXavier Barral

Résumé

C'est avec ces mots que Brassaï commentait, en 1933, la première publication de quelques-unes de ses photographies des fragments de murs parisiens parues dans la revue Minotaure. La série des Graffiti, à laquelle le photographe travaillera pendant plus de vingt-cinq ans, comporte plusieurs centaines d'images dont une partie, est encore aujourd'hui, méconnue. Cet ouvrage, en intégrant les inédits et des oeuvres de Picasso, Dubuffet, Prévert, propose un regard nouveau sur ce célèbre ensemble.
Brassaï, flâneur nocturne, s'intéresse dès ses débuts à la culture populaire. Il est le premier, dans l'histoire de la photographie moderne, à penser intuitivement l'appareil photographique comme un outil de dissection des murs urbains. Il concentre son regard sur les dessins, signes et gribouillages. A l'instar de ses clichés des pavés de Paris, il resserre ici son cadre, se concentre sur le détail et met en valeur un objet a priori sans importance, exactement comme il l'avait fait pour les Sculptures involontaires, avec Salvador Dali.
Ses règles formelles établies, il entame un projet d'enregistrement systématique : au fil des années, il constitue un catalogue des traces laissées sur les murs par les habitants de la ville, véritable imagier populaire. Montrés pour la première fois dans le contexte surréaliste (La revue Minotaure), ces dessins trouvés photographiés sont alors lus comme l'expression de l'inconscient de la métropole.
Rassemblées dans les années 1950 pour des expositions et éditées dans le livre Graffiti (1961) elles sont soumises à une typologie proposée par Brassaï même, ce qui inscrit sa pratique dans le contexte de l'ethnologie et de la sociologie du quotidien.