Mai 1968 en Bourgogne

Par : Jean Vigreux

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  • Nombre de pages226
  • PrésentationBroché
  • FormatPoche
  • Poids0.196 kg
  • Dimensions10,5 cm × 17,5 cm × 1,3 cm
  • ISBN978-2-36441-260-6
  • EAN9782364412606
  • Date de parution19/04/2018
  • CollectionArchives
  • ÉditeurEU de Dijon

Résumé

Les mois de mai et juin 1968 constituent un des épisodes les plus vifs de la conflictualité qui secouèrent la France au XXe siècle. Si les événements parisiens constituent "l'épicentre", il n'en demeura pas mois que la province est aussi au coeur des événements avec parfois des chronologies décalées, mais surtout des spécificités locales. Si l'on retrouve les étudiants et les lycéens comme ailleurs, à Dijon les étudiants nationalistes ou pro-gaullistes, rassemblés dans un "comité de défense des libertés étudiantes et ouvrières" ont occupé un amphithéâtre avec des slogans simples, en écho à la chienlit, "pas de Nanterre à Dijon".
Mais c'est avant tout un mouvement de grève générale des principales usines, industries et services. Cette mobilisation sans précédent a laissé des tracts originaux, des dessins, des photographies qui témoignent d'une prise de parole riche et foisonnante tant dans les usines que dans les lycées, mais aussi au sein d'une agora nouvelle les Bourses du travail. Emergent ainsi de nouveaux acteurs sociaux, jeunes, femmes, immigrés qui bousculent les contours plus traditionnels du mouvement ouvrier.
Ces huit semaines ont connu aussi une sortie doublement particulière en Bourgogne. Comme en France, les élections ont confirmé la vague de réaction gaulliste à l'exception de la Nièvre où François Mitterrand a su renforcer les positions acquises en 1967, mais surtout avec la disparition du chanoine Kir, Dijon a connu une élection municipale où s'affrontent cinq listes le 19 mai 1968 au coeur des événements.
Les mois de mai et juin 1968 constituent un des épisodes les plus vifs de la conflictualité qui secouèrent la France au XXe siècle. Si les événements parisiens constituent "l'épicentre", il n'en demeura pas mois que la province est aussi au coeur des événements avec parfois des chronologies décalées, mais surtout des spécificités locales. Si l'on retrouve les étudiants et les lycéens comme ailleurs, à Dijon les étudiants nationalistes ou pro-gaullistes, rassemblés dans un "comité de défense des libertés étudiantes et ouvrières" ont occupé un amphithéâtre avec des slogans simples, en écho à la chienlit, "pas de Nanterre à Dijon".
Mais c'est avant tout un mouvement de grève générale des principales usines, industries et services. Cette mobilisation sans précédent a laissé des tracts originaux, des dessins, des photographies qui témoignent d'une prise de parole riche et foisonnante tant dans les usines que dans les lycées, mais aussi au sein d'une agora nouvelle les Bourses du travail. Emergent ainsi de nouveaux acteurs sociaux, jeunes, femmes, immigrés qui bousculent les contours plus traditionnels du mouvement ouvrier.
Ces huit semaines ont connu aussi une sortie doublement particulière en Bourgogne. Comme en France, les élections ont confirmé la vague de réaction gaulliste à l'exception de la Nièvre où François Mitterrand a su renforcer les positions acquises en 1967, mais surtout avec la disparition du chanoine Kir, Dijon a connu une élection municipale où s'affrontent cinq listes le 19 mai 1968 au coeur des événements.