Jean Cocteau (1889-1963) écrit Maalesh, journal d'une tournée de théâtre après un voyage au Moyen-Orient durant lequel ont été jouées plusieurs de ses pièces, notamment par Jean Marais. Paru une première fois en 1949, le texte connaît un succès mitigé, puis tombe dans l'oubli. Il mérite aujourd'hui qu'on le redécouvre ; la vie intellectuelle et mondaine dans l'Egypte de l'après-guerre y est décrite avec l'esprit - parfois féroce - et l'acuité qui caractérisent Cocteau, mais on y lit surtout sa fascination immédiate pour le peuple d'Egypte.
Quelques semaines au pays des pharaons auront suffi à Cocteau pour saisir l'essence de l'âme égyptienne, qu'il restitue dans ce texte avec générosité et poésie. Etienne Sved, né en Hongrie en 1914, intègre à Budapest en 1930 l'Atelier, une école d'arts appliqués fondée par des disciples du Bauhaus. Juif, il doit quitter son pays à l'arrivée des nazis et se réfugie en Egypte. Journaliste pour le Progrès égyptien, il publie de nombreux dessins satiriques avant de découvrir la photographie.
Il parcourt le pays à dos d'âne, s'attarde aussi bien dans les musées et les sites funéraires que sur les rives du Nil, où il photographie ses contemporains. Il rapporte de ce long voyage une impressionnante collection de photos, qu'il exploite dans l'Egypte face à face (1954), avec un texte original de Tristan Tzara. Etienne Sved est décédé en 1996. Son fonds photographique moyen-oriental a été acquis par le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône en 2003.
Autre publication d'Etienne Sved aux Editions du Bec en l'air Alger 1951, un pays dans l'attente, textes de Malek Alloula, Maïssa Bey et Benjamin Stora, 2005.
Quelques semaines au pays des pharaons auront suffi à Cocteau pour saisir l'essence de l'âme égyptienne, qu'il restitue dans ce texte avec générosité et poésie. Etienne Sved, né en Hongrie en 1914, intègre à Budapest en 1930 l'Atelier, une école d'arts appliqués fondée par des disciples du Bauhaus. Juif, il doit quitter son pays à l'arrivée des nazis et se réfugie en Egypte. Journaliste pour le Progrès égyptien, il publie de nombreux dessins satiriques avant de découvrir la photographie.
Il parcourt le pays à dos d'âne, s'attarde aussi bien dans les musées et les sites funéraires que sur les rives du Nil, où il photographie ses contemporains. Il rapporte de ce long voyage une impressionnante collection de photos, qu'il exploite dans l'Egypte face à face (1954), avec un texte original de Tristan Tzara. Etienne Sved est décédé en 1996. Son fonds photographique moyen-oriental a été acquis par le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône en 2003.
Autre publication d'Etienne Sved aux Editions du Bec en l'air Alger 1951, un pays dans l'attente, textes de Malek Alloula, Maïssa Bey et Benjamin Stora, 2005.
















