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  • Nombre de pages141
  • PrésentationBroché
  • Poids0.715 kg
  • Dimensions22,0 cm × 28,0 cm × 1,4 cm
  • ISBN2-9516595-5-5
  • EAN9782951659551
  • Date de parution22/09/2005
  • ÉditeurBec en l'air (Le)
  • PréfacierFrançois Cheval

Résumé

En 1949, Jean Cocteau fait paraître Maalesh, journal d'une tournée de théâtre. Il rentre d'un long séjour au Moyen-Orient où plusieurs de ses pièces ont été interprétées. Le photographe d'origine hongroise Etienne Sved, qui avait vécu en Egypte durant la Seconde Guerre mondiale, est frappé par " l'acuité prémonitoire du regard de Jean Cocteau, par l'ampleur de la vision intemporelle qu'il a de ce pays ".
Les immédiates correspondances qu'il décèle entre ses images et les mots du poète l'amènent à faire une adaptation photographique du texte, restée à l'état de projet pendant plus de cinquante ans. Maalesh paraît enfin, avec les photographies originales d'Étienne Sved et le texte de Jean Cocteau. A la fois chronique inspirée et roman-photo poétique, ce livre est un récit de voyage foisonnant qui rend hommage à l'Egypte, le pays où " les hommes montent jusqu'aux dieux ".
Jean Cocteau (1889-1963) écrit Maalesh, journal d'une tournée de théâtre après un voyage au Moyen-Orient durant lequel ont été jouées plusieurs de ses pièces, notamment par Jean Marais. Paru une première fois en 1949, le texte connaît un succès mitigé, puis tombe dans l'oubli. Il mérite aujourd'hui qu'on le redécouvre ; la vie intellectuelle et mondaine dans l'Egypte de l'après-guerre y est décrite avec l'esprit - parfois féroce - et l'acuité qui caractérisent Cocteau, mais on y lit surtout sa fascination immédiate pour le peuple d'Egypte.
Quelques semaines au pays des pharaons auront suffi à Cocteau pour saisir l'essence de l'âme égyptienne, qu'il restitue dans ce texte avec générosité et poésie. Etienne Sved, né en Hongrie en 1914, intègre à Budapest en 1930 l'Atelier, une école d'arts appliqués fondée par des disciples du Bauhaus. Juif, il doit quitter son pays à l'arrivée des nazis et se réfugie en Egypte. Journaliste pour le Progrès égyptien, il publie de nombreux dessins satiriques avant de découvrir la photographie.
Il parcourt le pays à dos d'âne, s'attarde aussi bien dans les musées et les sites funéraires que sur les rives du Nil, où il photographie ses contemporains. Il rapporte de ce long voyage une impressionnante collection de photos, qu'il exploite dans l'Egypte face à face (1954), avec un texte original de Tristan Tzara. Etienne Sved est décédé en 1996. Son fonds photographique moyen-oriental a été acquis par le musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône en 2003.
Autre publication d'Etienne Sved aux Editions du Bec en l'air Alger 1951, un pays dans l'attente, textes de Malek Alloula, Maïssa Bey et Benjamin Stora, 2005.
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