Ce roman a d'abord soulevé des réactions contrastées et des controverses, à une époque ou l'intérêt d'adultes pour les très jeunes filles ou garçons était moins sous le regard des médias. On peut imaginer qu'un critique d'aujourd'hui sauterait sur l'occasion de dénoncer un pseudo-scandale. Mais évidemment, il n'y a pas scandale, il n'y a que de la fiction - ne serait-ce que par le prologue qui indique que le narrateur se désolidarise totalement du principal protagoniste et condamne ses actes, on est clairement fixé. Mais de plus, l'intérêt d'une histoire imaginaire est qu'elle permet d'étendre la palette d'univers possibles que nous pouvons concevoir en imagination, et de nous faire visiter des mondes intérieurs tout autres. Même si les personnages sont des méchants, des criminels ou des salauds - et chacun pourra en juger -, c'est toute la raison d'être d'un roman. Comme le dit le personnage au moment le plus terrible pour lui, quand il perd tout espoir et se retrouve face au désastre de sa vie et de celle qu'il a si longtemps chérie..."Voyez-vous, je l'aimais". On ne peut en dire plus.
Ce roman a d'abord soulevé des réactions contrastées et des controverses, à une époque ou l'intérêt d'adultes pour les très jeunes filles ou garçons était moins sous le regard des médias. On peut imaginer qu'un critique d'aujourd'hui sauterait sur l'occasion de dénoncer un pseudo-scandale. Mais évidemment, il n'y a pas scandale, il n'y a que de la fiction - ne serait-ce que par le prologue qui indique que le narrateur se désolidarise totalement du principal protagoniste et condamne ses actes, on est clairement fixé. Mais de plus, l'intérêt d'une histoire imaginaire est qu'elle permet d'étendre la palette d'univers possibles que nous pouvons concevoir en imagination, et de nous faire visiter des mondes intérieurs tout autres. Même si les personnages sont des méchants, des criminels ou des salauds - et chacun pourra en juger -, c'est toute la raison d'être d'un roman. Comme le dit le personnage au moment le plus terrible pour lui, quand il perd tout espoir et se retrouve face au désastre de sa vie et de celle qu'il a si longtemps chérie..."Voyez-vous, je l'aimais". On ne peut en dire plus.