Les voies de l'au - delà et l'essor de l'allégorie au Moyen Age
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- Nombre de pages649
- PrésentationRelié
- FormatGrand Format
- Poids0.76 kg
- Dimensions16,0 cm × 22,5 cm × 3,0 cm
- ISBN2-7453-0320-1
- EAN9782745303202
- Date de parution25/10/2001
- CollectionNouvelle biblio du Moyen Age
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Entre les voyages dans l'au-delà du XIIe et les voies d'enfer et de paradis allégoriques des XIIIe et XIVe siècles se jouent des changements décisifs dans la représentation de l'espace, du temps et de l'homme. Les modifications des modalités d'accès à l'autre monde, le développement des modèles pénitentiel et purgatoire ou la promotion du sujet dans la pratique religieuse reflètent l'appréhension nouvelle de la dynamique du salut individuel.
Les métamorphoses des récits témoignent surtout d'une faille née au XIIIe et progressivement élargie entre ici-bas et au-delà et, en même temps, d'un effort accru de lien par la multiplication des structures de médiation. L'irruption de l'esthétique allégorique au XIIIe en est à la fois l'indice et l'antidote : travail (intellectuel, esthétique, théologique...) de la représentation contre la séparation des sphères physiques et métaphysi-ques, elle propose, par la fonction d'entrelacs de ses procédés analogi-ques, une vision ordonnée du monde, sous le signe de la participation.
Les Pèlerinages de Guillaume de Digulleville, qui poussent l'allégorie jusqu'au délire analogique et à l'éclatement, accusent pourtant l'impuissance de l'allégorie à contrer une angoisse métaphysique nouvelle. Tout en s'interrogeant sur l'unité de cette mouvance de textes, il s'agit de voir comment cette littérature para-religieuse, en se nourrissant des modèles religieux, s'en émancipe aussi, et met en question, comme Raoul de Houdenc dans le Songe d'Enfer, le statut de la création littéraire, de l'écrivain et de l'esthétique allégorique.
Les métamorphoses des récits témoignent surtout d'une faille née au XIIIe et progressivement élargie entre ici-bas et au-delà et, en même temps, d'un effort accru de lien par la multiplication des structures de médiation. L'irruption de l'esthétique allégorique au XIIIe en est à la fois l'indice et l'antidote : travail (intellectuel, esthétique, théologique...) de la représentation contre la séparation des sphères physiques et métaphysi-ques, elle propose, par la fonction d'entrelacs de ses procédés analogi-ques, une vision ordonnée du monde, sous le signe de la participation.
Les Pèlerinages de Guillaume de Digulleville, qui poussent l'allégorie jusqu'au délire analogique et à l'éclatement, accusent pourtant l'impuissance de l'allégorie à contrer une angoisse métaphysique nouvelle. Tout en s'interrogeant sur l'unité de cette mouvance de textes, il s'agit de voir comment cette littérature para-religieuse, en se nourrissant des modèles religieux, s'en émancipe aussi, et met en question, comme Raoul de Houdenc dans le Songe d'Enfer, le statut de la création littéraire, de l'écrivain et de l'esthétique allégorique.
Entre les voyages dans l'au-delà du XIIe et les voies d'enfer et de paradis allégoriques des XIIIe et XIVe siècles se jouent des changements décisifs dans la représentation de l'espace, du temps et de l'homme. Les modifications des modalités d'accès à l'autre monde, le développement des modèles pénitentiel et purgatoire ou la promotion du sujet dans la pratique religieuse reflètent l'appréhension nouvelle de la dynamique du salut individuel.
Les métamorphoses des récits témoignent surtout d'une faille née au XIIIe et progressivement élargie entre ici-bas et au-delà et, en même temps, d'un effort accru de lien par la multiplication des structures de médiation. L'irruption de l'esthétique allégorique au XIIIe en est à la fois l'indice et l'antidote : travail (intellectuel, esthétique, théologique...) de la représentation contre la séparation des sphères physiques et métaphysi-ques, elle propose, par la fonction d'entrelacs de ses procédés analogi-ques, une vision ordonnée du monde, sous le signe de la participation.
Les Pèlerinages de Guillaume de Digulleville, qui poussent l'allégorie jusqu'au délire analogique et à l'éclatement, accusent pourtant l'impuissance de l'allégorie à contrer une angoisse métaphysique nouvelle. Tout en s'interrogeant sur l'unité de cette mouvance de textes, il s'agit de voir comment cette littérature para-religieuse, en se nourrissant des modèles religieux, s'en émancipe aussi, et met en question, comme Raoul de Houdenc dans le Songe d'Enfer, le statut de la création littéraire, de l'écrivain et de l'esthétique allégorique.
Les métamorphoses des récits témoignent surtout d'une faille née au XIIIe et progressivement élargie entre ici-bas et au-delà et, en même temps, d'un effort accru de lien par la multiplication des structures de médiation. L'irruption de l'esthétique allégorique au XIIIe en est à la fois l'indice et l'antidote : travail (intellectuel, esthétique, théologique...) de la représentation contre la séparation des sphères physiques et métaphysi-ques, elle propose, par la fonction d'entrelacs de ses procédés analogi-ques, une vision ordonnée du monde, sous le signe de la participation.
Les Pèlerinages de Guillaume de Digulleville, qui poussent l'allégorie jusqu'au délire analogique et à l'éclatement, accusent pourtant l'impuissance de l'allégorie à contrer une angoisse métaphysique nouvelle. Tout en s'interrogeant sur l'unité de cette mouvance de textes, il s'agit de voir comment cette littérature para-religieuse, en se nourrissant des modèles religieux, s'en émancipe aussi, et met en question, comme Raoul de Houdenc dans le Songe d'Enfer, le statut de la création littéraire, de l'écrivain et de l'esthétique allégorique.













