Comme dans Les Mille et une nuits, Soledad raconte l'histoire de sa famille, de son enfance, puis ce qui l'a amené à être ce qu'elle est désormais, une écrivaine de 84 ans, vivant recluse sur l'île Maurice. Chaque soir elle raconte un chapitre de sa vie à Sanjay, un jeune voisin qui rêve de devenir romancier, comme elle.
Une histoire touchante, de prédestination d'abord avec le sa maman Sheela dont le père a immédiatement voulu faire une cantatrice renommée, elle qui va s'expatrier à Madrid pour mener sa carrière brillante mais sacrificielle. Des histoires d'amour, de séparation aussi avec le pianiste Rodolfo, infidèle et vivant à l'ombre de cette légende qu'est devenue sa femme.
C'est aussi celle de Sandhya, la soeur délaissée, romantique à l'excès qui ne pense qu'au grand amour que l'on voit dans les films et qui accuse le coup quand la réalité vient la frapper de plein fouet.
Et puis c'est celle de Soledad, cette vieille dame acariâtre, qui après une formidable carrière de romancière attend la mort avec impatience, elle dont les drames et les secrets familiaux ont essaimés toute sa vie.
Mais Les solitudes de Petite Rivière n'est pas un roman uniquement tragique et mélancolique, c'est aussi beaucoup d'humour, à la grâce de répliques cinglantes de Soledad, toujours encline à l'ironie et aux aphorismes tempétueux.
On sourit, on s'émeut des belles histoires d'amour et des leçons de vie et l'on s'étonne lorsque le roman s'aventure dans l'ésotérisme comme pour souligner l'importance de la spiritualité et de la religion dans la culture indo-mauricienne.
J'ai trouvé ce nouveau roman de Kalindi Ramphul encore supérieur à Greta et Marguerite, parfois pas loin du chef-d'oeuvre même. On est bercé par les tournures de conte, par l'opéra qui colore le fond de l'histoire, par les voyages entre l'Espagne et l'île Maurice.
Un roman drôle, émouvant et malicieux.
Comme dans Les Mille et une nuits, Soledad raconte l'histoire de sa famille, de son enfance, puis ce qui l'a amené à être ce qu'elle est désormais, une écrivaine de 84 ans, vivant recluse sur l'île Maurice. Chaque soir elle raconte un chapitre de sa vie à Sanjay, un jeune voisin qui rêve de devenir romancier, comme elle.
Une histoire touchante, de prédestination d'abord avec le sa maman Sheela dont le père a immédiatement voulu faire une cantatrice renommée, elle qui va s'expatrier à Madrid pour mener sa carrière brillante mais sacrificielle. Des histoires d'amour, de séparation aussi avec le pianiste Rodolfo, infidèle et vivant à l'ombre de cette légende qu'est devenue sa femme.
C'est aussi celle de Sandhya, la soeur délaissée, romantique à l'excès qui ne pense qu'au grand amour que l'on voit dans les films et qui accuse le coup quand la réalité vient la frapper de plein fouet.
Et puis c'est celle de Soledad, cette vieille dame acariâtre, qui après une formidable carrière de romancière attend la mort avec impatience, elle dont les drames et les secrets familiaux ont essaimés toute sa vie.
Mais Les solitudes de Petite Rivière n'est pas un roman uniquement tragique et mélancolique, c'est aussi beaucoup d'humour, à la grâce de répliques cinglantes de Soledad, toujours encline à l'ironie et aux aphorismes tempétueux.
On sourit, on s'émeut des belles histoires d'amour et des leçons de vie et l'on s'étonne lorsque le roman s'aventure dans l'ésotérisme comme pour souligner l'importance de la spiritualité et de la religion dans la culture indo-mauricienne.
J'ai trouvé ce nouveau roman de Kalindi Ramphul encore supérieur à Greta et Marguerite, parfois pas loin du chef-d'oeuvre même. On est bercé par les tournures de conte, par l'opéra qui colore le fond de l'histoire, par les voyages entre l'Espagne et l'île Maurice.
Un roman drôle, émouvant et malicieux.