Bernard Andrieu, philosophe, chargé de cours à l'Université de Bordeaux II, et chargé de séminaire au Collège international de Philosophie, travaille à une histoire du corps. Se spécialisant dans l'histoire des neurosciences et de la génétique, il a publié Le Corps dispersé, Une histoire du corps au XXe siècle, Paris L'Harmattan, 1993, et dirigé Les intelligences, Animal-homme-machine, Mont-de-Marsan, Inter Universitaire, Le Parvis, 1992, et Le cerveau : La machine - pensée, Paris, L'Harmattan, Le Parvis/GRT, 1993.
Les cultes du corps. Éthique et sciences
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 23 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 22 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages300
- PrésentationBroché
- Poids0.382 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,2 cm
- ISBN2-7384-2786-3
- EAN9782738427861
- Date de parution01/12/1994
- CollectionSanté, sociétés et cultures
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
Ce nouveau titre a pour but de définir une éthique du corps : les développements de la génétique des neurosciences, de la médecine ont modifié la relation du sujet à son propre corps qui est considéré comme un objet modifiable et non plus comme une nécessité. Devant cette nouvelle définition de l'homme nous proposons une éthique de l'acte qui rende le sujet moderne responsable des usages de son corps dans le corps social.
Notre méthode est d'articuler la relation entre ces progrès de la science et leurs conséquences subjectives. Le degré zéro de la cause première du corps a été découvert avec l'analyse du génome humain. La médecine prédicative, les fécondations in vitro, les thérapies génétiques, les greffes d'organes... produisent une nouvelle représentation du corps : la possibilité pour le sujet moderne de modifier son corps tant dans l'apparence de son image corporelle que dans les éléments fondamentaux de son identité.
Pour la première fois dans l'évolution de l'espèce, le sujet ne reçoit plus son corps de la nature. La question traditionnelle, "Faut-il accepter son corps ? ", est devenue, "comment peut-on changer son corps ? ". Comment définir le bonheur dans une telle perspective d'usage individuel et de contrôle collectif du corps ? Nous définissons les conditions actuelles du bonheur dans une société de consommation à l'intérieur de laquelle les contradictions sociales et extérieures désincarnent les hommes.
Face aux stéréotypes du bonheur économique fondé sur la confusion de l'être et de l'avoir, la fin de siècle nous convoque à la construction d'un bonheur du corps.
Notre méthode est d'articuler la relation entre ces progrès de la science et leurs conséquences subjectives. Le degré zéro de la cause première du corps a été découvert avec l'analyse du génome humain. La médecine prédicative, les fécondations in vitro, les thérapies génétiques, les greffes d'organes... produisent une nouvelle représentation du corps : la possibilité pour le sujet moderne de modifier son corps tant dans l'apparence de son image corporelle que dans les éléments fondamentaux de son identité.
Pour la première fois dans l'évolution de l'espèce, le sujet ne reçoit plus son corps de la nature. La question traditionnelle, "Faut-il accepter son corps ? ", est devenue, "comment peut-on changer son corps ? ". Comment définir le bonheur dans une telle perspective d'usage individuel et de contrôle collectif du corps ? Nous définissons les conditions actuelles du bonheur dans une société de consommation à l'intérieur de laquelle les contradictions sociales et extérieures désincarnent les hommes.
Face aux stéréotypes du bonheur économique fondé sur la confusion de l'être et de l'avoir, la fin de siècle nous convoque à la construction d'un bonheur du corps.





















