En 1890, lorsqu'elle débute les premières ébauches de L'Age mûr, affectée par sa relation avec Rodin, Camille Claudel est au summum de sa créativité et ne manifeste aucun trouble mental. Seul son caractère impétueux et rebelle contraste fortement avec celui des femmes de la Troisième République. Originale dans son oeuvre et excentrique dans sa vie, mue par un esprit de révolte de plus en plus exalté contre Rodin et sa compagne Rose Beuret qu'il refuse de quitter, Camille Claudel engage ses forces dans la réalisation d'une seconde version en plâtre de L'Age mûr.
Prétexte allégorique du temps qui passe, elle révèle sans ambiguïté sa nature autobiographique et sa thématique adultérine. Son caractère provocateur et outrageux entraînera sa disgrâce dans le milieu artistique et l'isolera de ses proches. L'Age mûr tient une place centrale dans la vie et dans le destin de Camille Claudel. Conduite de désillusion en désillusion sur l'avenir de son groupe sculptural, l'artiste développera une psychose paranoïaque qui lui vaudra de finir ses jours dans une maison d'aliénés, près d'Avignon, après trente années de placement forcé.
En 1890, lorsqu'elle débute les premières ébauches de L'Age mûr, affectée par sa relation avec Rodin, Camille Claudel est au summum de sa créativité et ne manifeste aucun trouble mental. Seul son caractère impétueux et rebelle contraste fortement avec celui des femmes de la Troisième République. Originale dans son oeuvre et excentrique dans sa vie, mue par un esprit de révolte de plus en plus exalté contre Rodin et sa compagne Rose Beuret qu'il refuse de quitter, Camille Claudel engage ses forces dans la réalisation d'une seconde version en plâtre de L'Age mûr.
Prétexte allégorique du temps qui passe, elle révèle sans ambiguïté sa nature autobiographique et sa thématique adultérine. Son caractère provocateur et outrageux entraînera sa disgrâce dans le milieu artistique et l'isolera de ses proches. L'Age mûr tient une place centrale dans la vie et dans le destin de Camille Claudel. Conduite de désillusion en désillusion sur l'avenir de son groupe sculptural, l'artiste développera une psychose paranoïaque qui lui vaudra de finir ses jours dans une maison d'aliénés, près d'Avignon, après trente années de placement forcé.