Les cerisiers fleurissent malgré tout

Par : Keiko Ichiguchi
  • Nombre de pages122
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.28 kg
  • Dimensions17,0 cm × 24,0 cm × 1,1 cm
  • ISBN978-2-505-01920-6
  • EAN9782505019206
  • Date de parution01/03/2013
  • CollectionMade In
  • ÉditeurDargaud
  • TraducteurClaudia Migliaccio

Résumé

Japon, 11 mars 2011, un tremblement de terre, un tsunami, Fukushima. Est-il possible de faire des projets après cela ? Quand une promesse devient hommage.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

3/5
sur 2 notes dont 2 avis lecteurs
“ Les cerisiers fleurissent malgré tout ”
Ce manga, l'auteur l'avait pensé à l'origine comme un recueil de souvenirs d'enfance. Pendant la préparation est survenu le tsunami puis l'accident de Fukushima. Alors, forcément, Keiko Ichiguchi l'a intégré à son récit. Elle revient donc sur cet événement qui a ébranlé le Japon et, bien au-delà des frontières, le monde entier, rappelant les douloureux souvenirs de Tchernobyl. Pour se faire, elle s'inspire fortement de son vécu d'expatriée. Le personnage d'Istuko est au cœur du récit. Petite fille fragilisée par une grave maladie, elle appréhende très tôt l'idée de la mort. Devenue jeune femme, mariée à un Italien, c'est de loin qu'elle vit l'événement dramatique qui frappe l'archipel nippon. Pas de représentation de la misère humaine qu'on soupçonne, juste des évocations pudiques. L'accent est mis sur la difficulté d'obtenir des informations fiables, mais à notre époque où beaucoup de choses circulent sur internet. On sent la jeune femme rongée par l'angoisse. A défaut d'informations, il reste la solidarité humaine, où les expatriés s'organisent et s'investissent comme ils peuvent pour porter secours à leurs proches dans la détresse. Malgré tout, on se raccroche à la vie qui revient, toujours. Comme ces cerisiers que le Japon entier accoure contempler pendant quelques jours, ces cerisiers qui refleurissent toujours. L'espoir est là. Istuko s'attache à son projet de retourner une semaine dans sa famille et rendre visite à son ancienne institutrice à qui elle doit tant. Les japonais s'attachent à aller quotidiennement à leur travail. L'humain est au centre du récit, porteur du meilleur comme du pire. C'est par lui en la personne de l'autorité nippone, que les informations ne sont pas données pour éviter tout mouvement de panique. C'est aussi par lui que la solidarité prend corps. Le récit est très pudique. Le dessin est fin et très (trop ?) classique. Une "patte" aurait peut être mieux servi le propos, l'aurait moins affadi. Il correspond bien à l'ambiance tout en retenue que nous retranscrit Keiko Ichiguchi, comme une déclaration d'amour à son pays, mais cela manque de relief je trouve. Du coup, je ne suis pas vraiment convaincue par ma lecture. http://nourrituresentoutgenre.blogspot.fr/2014/07/les-cerisiers-fleurissent-malgre-tout.html
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3/5
“ Les cerisiers fleurissent malgré tout ”
A travers un récit intimiste et tragique, Keiko Ichiguchi nous livre une oeuvre personnelle sur le désastre japonais vécu de l'extérieur par les japonais vivant à l'étranger. L'inquiétude, l'attente, la crainte de l'avenir sont autant de thèmes mis en valeur par ses dessins simples et poétiques. Un nouveau récit sur la catastrophe de 2011 qui, comme les attentats du 11 septembre 2001, frappe l'imaginaire et suscite la création de nombreux artistes. Une oeuvre à découvrir pour son message mais qui n'apporte pas de réelle nouveauté au thème. http://art-enciel.over-blog.com/les-cerisiers-fleurissent-malgr%C3%A9-tout-de-keiko-ichiguchi
  • Emouvant
  • Terrifiant
  • Japon
  • italie
  • tsunami
  • Vibrant
  • séisme
Née à Osaka (Japon) le 19 décembre 1966, Keiko Ichiguchi vit et travaille à Bologne. Elle a fait ses débuts dans l'univers du manga en 1988 en remportant le concours pour jeunes auteurs organisé par la maison d'édition Shogakukan. Sous le pseudonyme de Keiko Sakisaka, elle a publié au Japon les titres Lucia (1990), Otometachi no Sanka (Hymne aux jeunes filles, 1991), et Me o Aketa Mamade (Avec les yeux ouverts, 1991).
En 1995. elle a réalisé, pour les éditions Star Comics, le livre de contes Au-delà de la porte. C'est en 1997 qu'a commencé sa collaboration avec la maison d'édition japonaise Kodansha, chez qui elle publie 1945 et America, réunis en un volume en 1998 et disponibles en France également dans la collection Made in de Kana. Aux Editions Kappa, en Italie, elle a publié la série Peach! dans la revue Mondo Naif, et les titres La vue sur la cour (1999), Deux (2000), Blue (2001), Avec les yeux ouverts (2002), 1945 (2003), Pourquoi les Japonais ont les yeux bridés (2004) et Les Japonais aussi pètent parfois les plombs (2007).
Ces deux derniers titres sont également disponibles chez Kana, dans la collection Kiko. Toujours chez Kana, mais avec une création inédite cette fois, elle publie en 2010 Là où la mer murmure.
La vie d'Otama
Keiko Ichiguchi, Andrea Accardi
Album
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Là ou la mer murmure
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