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Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard

Par : Philippe Corcuff
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  • Nombre de pages143
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.139 kg
  • Dimensions12,2 cm × 18,9 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-84597-505-7
  • EAN9782845975057
  • Date de parution01/10/2014
  • CollectionPetite encyclopédie critique
  • ÉditeurTextuel

Résumé

Atteint par des effluves d'années 30, l'air du temps est nauséabond. Des affinités périlleuses avec des moments sombres de notre histoire donnent corps à un nouveau "postfascisme". Les symptômes se multiplient : succès électoraux du FN, néo-conservatisme xénophobe, sexiste, homophobe et nationaliste... Sur fond de brouillages intellectuels à gauche, une rebellitude d'apparence est un train d'infecter insidieusement la critique sociale.
Philippe Corcuff propose la première approche globale des pièges idéologiques qui sont en train de se refermer sur nous.

Avis libraires
Commentaires laissés par les libraires

1 Coup de cœur
de nos libraires
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Amaury DeshayesDecitre Annemasse
3/5
“ Les années 30 reviennent et la gauche est dans le brouillard ”
L'Histoire ne se répète jamais à l'identique et force est de constater, écrit Philippe Corcuff, qu'il flotte dans le climat actuel des effluves des années 30. Si tout n'est pas identique, le maître de conférence en Sciences Politiques perçoit « des affinités périlleuses avec des moments sombres de notre histoire" qui "donnent corps à un nouveau "postfascisme" ». On assiste actuellement à l'émergence d'un néoconservatisme xénophobe-sexiste-homophobe-nationaliste dont les représentants les plus médiatiques ou les plus suivis sur Internet ne sont autre que Zemmour et Soral. Paradoxalement, ce sont ces personnalités « médiatiques » qui s'affirment « tyrannisées » par le « politiquement correct ». Selon Philippe Corcuff, le risque « postfasciste » se trouve renforcé par « des interférences et des parasitages dommageable au niveau intellectuel venant de la gauche ». Il faudrait alors tendre vers une « éthique de la responsabilité » des intellectuels de gauche dans l'acceptation de Weber. Puisque ceux-ci sur certains aspects font involontairement le jeu du néoconservatisme. C'est notamment le cas avec la laïcité où « les usages laïcards, à l'extrême droite, à droite et même à gauche, du bel idéal de laïcité (séparation des pouvoirs politiques et religieux, ainsi que garantie de la liberté de croyance et d'incroyance) ont contribué à l'extension de l'islamophobie ». On se trouve donc en présence d'un courant de pensées qui souhaite « une homogénéité mortifère sociale », « d'entrepreneurs d'une identité fermée » alors que « chaque individu se présente comme une unicité métissant des ressources et des appartenances collectives diverses ». Peut-être comme l'écrit Philippe Corcuff que les solutions peuvent se trouver dans la relance d'un Internationalisme populaire. Un pamphlet très intéressant.

L'éditeur en parle

Philippe Corcuff lance ici un appel à la vigilance pour résister aux tendances les plus régressives de l'air du temps. Il nous alerte quant au sombre écho des années 1930 qui résonne dans l'humeur idéologique actuelle. La montée d'un "post-fascisme" républicanisé - le Front national de Marine Le Pen - se développe sur le terreau intellectuel d'un néoconservatisme xénophobe, sexiste, homophobe et nationaliste.
Terreau doté de deux pôles : celui d'Alain Soral - référence intellectuelle de Dieudonné, avec ses tendances antisémites - et celui d'Eric Zemmour, aux dérapages islamophobes. Cela intervient dans un contexte où la tyrannie du "politiquement incorrect" (Alain Finkielkraut, Elisabeth Lévy, etc.) crée de nouvelles porosités et où les gauches se trouvent désarmées par des brouillages intellectuels (de Jean-Claude Michéa aux défenseurs du repli national).