Jean-Marie Gleize, né en 1946 à Paris, est écrivain. Il enseigne actuellement la littérature moderne et contemporaine à l'Ecole normale supérieure de Lettres et Sciences humaines à Lyon, où il est responsable du Centre d'études poétiques. Il a publié l'essentiel de son travail critique et d'écrivain au Seuil, dans la collection "Fiction & Cie".
Léman
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- Nombre de pages192
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.23 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,1 cm × 0,0 cm
- ISBN2-02-011522-0
- EAN9782020115223
- Date de parution01/12/1990
- CollectionFiction & Cie
- ÉditeurSeuil
Résumé
Léman, c'est ce paysage au centre de l'Europe. Ce lac comme un trou (celui de l'évier, où tout pourrait disparaître) : vous sentez sur votre peau l'humidité de l'air, vous sentez en vous le froid de l'eau, le vent qui vient de l'autre rive. On peut en faire le tour : Genève, Saint-Gingolph, Chillon, Montreux, Clarens, Chexbres-Puidoux, Lausanne, Genève. Léman, c'est aussi la surface et la vacuité : rien d'autre que l'endroit où nous sommes.
Alors cela devient d'autres lieux, qui sont avec le lac Léman dans un rapport d'équivalence : le trou d'une écluse à Tarnac, au centre de la France ; le plateau de Ganagobie ; le lac de l'Est à Wuhan, en Chine ; le lac de Tunis... Léman désigne alors l'ensemble de ces réalités formelles, parcouru par des trajets, des lignes qui deviennent celles du récit lui-même aux prises avec l'étrange "nulle part" de la création.
Il faut alors inventer la littérature, inventer Léman, les mots, le dialogue, le point, la ligne, la surface. Contre les images, le temps, la maladie. Contre la violence invisible. Et mot à mot, de l'un à l'autre, au présent, à l'intime, à l'infime, au moins que rien. Léman est le journal de cette expérience. Vers quelque chose qui serait absolument simple. Ce point est accessible à qui regarde le lac, à tous ceux qui regardent.
Alors cela devient d'autres lieux, qui sont avec le lac Léman dans un rapport d'équivalence : le trou d'une écluse à Tarnac, au centre de la France ; le plateau de Ganagobie ; le lac de l'Est à Wuhan, en Chine ; le lac de Tunis... Léman désigne alors l'ensemble de ces réalités formelles, parcouru par des trajets, des lignes qui deviennent celles du récit lui-même aux prises avec l'étrange "nulle part" de la création.
Il faut alors inventer la littérature, inventer Léman, les mots, le dialogue, le point, la ligne, la surface. Contre les images, le temps, la maladie. Contre la violence invisible. Et mot à mot, de l'un à l'autre, au présent, à l'intime, à l'infime, au moins que rien. Léman est le journal de cette expérience. Vers quelque chose qui serait absolument simple. Ce point est accessible à qui regarde le lac, à tous ceux qui regardent.















