Pour un artiste, l'idée d'avenir est d'une profonde tristesse. C'est une médiocrité empirique. Rien n'est plus facile à détruire qu'un artiste. Rien n'est plus facile que de le mettre à l'épreuve avec les bombes de la misère, de l'insécurité, du vieillissement, des tendances. Les tendances sont des bombes nucléaires contre les artistes. Rien n'est plus vulnérable face à la peur de l'anéantissement total qu'un poète.
Les tendances révèlent une conception du temps qui m'est odieuse. Mais le marché de l'art aime les tendances. Au fond, ça n'intéresse personne qu'on fasse du théâtre. Ou qu'on n'en fasse pas.
Pour un artiste, l'idée d'avenir est d'une profonde tristesse. C'est une médiocrité empirique. Rien n'est plus facile à détruire qu'un artiste. Rien n'est plus facile que de le mettre à l'épreuve avec les bombes de la misère, de l'insécurité, du vieillissement, des tendances. Les tendances sont des bombes nucléaires contre les artistes. Rien n'est plus vulnérable face à la peur de l'anéantissement total qu'un poète.
Les tendances révèlent une conception du temps qui m'est odieuse. Mais le marché de l'art aime les tendances. Au fond, ça n'intéresse personne qu'on fasse du théâtre. Ou qu'on n'en fasse pas.