Docteur en philosophie, lbrahima Sow est chercheur à l'IFAN Ch. A. Diop (UCAD), Maître de recherche et ancien rédacteur en Chef du Bulletin B de l'IFAN (BIFAN). Directeur du Laboratoire de l'imaginaire, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : La symbolique de l'imaginaire (2008), Divination marabout et destin (2009), La Philosophie africaine. Du pourquoi au comment (2010)...
Le temps de la paresse
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- Nombre de pages326
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.507 kg
- Dimensions15,0 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
- ISBN978-2-343-11401-9
- EAN9782343114019
- Date de parution05/02/2017
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
"Le Temps régit tout", répète souvent Amadou qui aime aussi dire en une formule fort hermétique et provocante : "Le Temps m'effraie, c'est pourquoi j'adore la paresse" pour opposer l'impensable temps où tout s'abîme à l'inefficiente paresse qui s'abîme en tout, comme s'il voyait, dans cette paresse, une possibilité de tromper l'angoisse liée au Temps en la niant, et de se divertir d'elle ou, peut-être même, de la pervertir.
Le temps de la paresse s'ancre dans l'ennui, la répétition, le désoeuvrement, la médisance et la mort, rarement dans la créativité. A la fois antisocial et antireligieux, signe d'échec de mauvaises gouvernances, insulte à la dignité spirituelle de l'homme et à son destin métaphysique, Le temps de la paresse demeure l'éternel ennemi, la sourde et constante menace, le mal absolu. Il peut, cependant, de loin en loin, quelquefois, inciter à la création, quand on sait et arrive à le combler d'une présence active qui en informe la négativité.
Le temps ? La paresse ? Comment Amadou peut-il adorer la paresse, s'il abhorre le temps de la paresse ? Il ne saurait dire avec clarté pourquoi. Il constate simplement cette contradiction qui le met mal à l'aise. Serait-il plus enclin à la régression ? A la négation ? Amadou pourtant n'imagine et ne conçoit le temps que lié à ce qu'il appelle la destinée spirituelle de l'homme et celle-ci est un éternel combat contre toutes formes de paresse.
Le temps de la paresse s'ancre dans l'ennui, la répétition, le désoeuvrement, la médisance et la mort, rarement dans la créativité. A la fois antisocial et antireligieux, signe d'échec de mauvaises gouvernances, insulte à la dignité spirituelle de l'homme et à son destin métaphysique, Le temps de la paresse demeure l'éternel ennemi, la sourde et constante menace, le mal absolu. Il peut, cependant, de loin en loin, quelquefois, inciter à la création, quand on sait et arrive à le combler d'une présence active qui en informe la négativité.
Le temps ? La paresse ? Comment Amadou peut-il adorer la paresse, s'il abhorre le temps de la paresse ? Il ne saurait dire avec clarté pourquoi. Il constate simplement cette contradiction qui le met mal à l'aise. Serait-il plus enclin à la régression ? A la négation ? Amadou pourtant n'imagine et ne conçoit le temps que lié à ce qu'il appelle la destinée spirituelle de l'homme et celle-ci est un éternel combat contre toutes formes de paresse.









