Le rêve et la ruse dans la traduction de poésie
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- Nombre de pages344
- PrésentationRelié
- Poids0.66 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,3 cm
- ISBN978-2-7453-1750-6
- EAN9782745317506
- Date de parution01/06/2008
- CollectionCCCLC
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Ce livre traite de la traduction comme passage. L'étymologie du mot " traduire " renvoie au latin traducere - " faire passer d'une langue à une autre ". L'origine du mot désigne le mouvement inhérent au passage, et invite à lire la traduction comme un jeu de transposition, qui peut se lire lui-même comme une manière d'échanger avec le monde. Si traduire veut dire s'effacer derrière la voix originale du texte, écrire c'est aussi s'effacer afin d'accéder à un langage qui soit le plus transparent possible.
Le poète, comme le plasticien ou le critique, est le traducteur du monde sensible. Le poète transmet ses perceptions du monde, tout comme le traducteur transmet ce qu'un autre a exprimé dans son propre code au travers de cet élément second qu'est le langage. La caractérisation d'Eros dans Le Banquet se fait grâce au mot Ithês qui veut dire " qui va ". L'ithês implique donc l'idée " d'une force qui déplace ", et ce déplacement est déjà une forme de traduction.
Mais dans la mesure où la traduction est toujours seconde, traduire est un exercice qui n'atteint jamais l'initiale, la totalité. La traduction est une manière d'aporie fécondante. Elle rejoue la tragédie de l'impossibilité du poème. Ainsi est-elle présentée dans cet ouvrage comme rencontre, événement, ouverture, dans le sens le plus rigoureux et le plus sensible à la fois.
Le poète, comme le plasticien ou le critique, est le traducteur du monde sensible. Le poète transmet ses perceptions du monde, tout comme le traducteur transmet ce qu'un autre a exprimé dans son propre code au travers de cet élément second qu'est le langage. La caractérisation d'Eros dans Le Banquet se fait grâce au mot Ithês qui veut dire " qui va ". L'ithês implique donc l'idée " d'une force qui déplace ", et ce déplacement est déjà une forme de traduction.
Mais dans la mesure où la traduction est toujours seconde, traduire est un exercice qui n'atteint jamais l'initiale, la totalité. La traduction est une manière d'aporie fécondante. Elle rejoue la tragédie de l'impossibilité du poème. Ainsi est-elle présentée dans cet ouvrage comme rencontre, événement, ouverture, dans le sens le plus rigoureux et le plus sensible à la fois.



















