Jean-Frédéric Schaub est directeur d'études à l'EHESS. De lui on peut lire, chez Albin Michel, L'Europe a-t-elle une histoire ? 2008 ; Race et histoire dans les sociétés occidentales, XVe-XVIIIe siècle (avec Silvia Sebastian), 2021.
Le passé ne s'invente pas
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- Nombre de pages224
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.265 kg
- Dimensions13,1 cm × 20,1 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-226-50744-0
- EAN9782226507440
- Date de parution14/01/2026
- ÉditeurAlbin Michel
Résumé
Dire que le critère de vérité est un leurre n'est plus un argument dissident. C'est désormais le credo des hommes les plus influents. Internet a créé les conditions d'une indifférence générale à la réalité. Sur cette base, tous les abus sont possibles, avec pour conséquence l'affaiblissement de la démocratie. Le passé est devenu une variable comme une autre dans l'accumulation d'arguments qui nourrissent la communication politique.
Face à cette situation, le travail des historiens doit consister à produire des connaissances exactes, mais ils ne sont pas seuls à vouloir rendre présent notre passé. Les pouvoirs publics l'invoquent pour créer du sentiment commun d'appartenance. Les artistes évoquent le passé pour nourrir leurs créations et nos mémoires. Chacune de ces activités est utile et légitime. Encore faut-il se garder de tout mélanger.
Sauf à vouloir participer à la confusion qui fait l'affaire des puissants et des adversaires de la démocratie. L'histoire contribue à la défense de nos libertés lorsqu'elle s'oblige à être une science.
Face à cette situation, le travail des historiens doit consister à produire des connaissances exactes, mais ils ne sont pas seuls à vouloir rendre présent notre passé. Les pouvoirs publics l'invoquent pour créer du sentiment commun d'appartenance. Les artistes évoquent le passé pour nourrir leurs créations et nos mémoires. Chacune de ces activités est utile et légitime. Encore faut-il se garder de tout mélanger.
Sauf à vouloir participer à la confusion qui fait l'affaire des puissants et des adversaires de la démocratie. L'histoire contribue à la défense de nos libertés lorsqu'elle s'oblige à être une science.


















