Le Joint français, printemps 1972. Les échos d'une grève en Bretagne
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- Nombre de pages435
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.698 kg
- Dimensions15,5 cm × 23,9 cm × 3,4 cm
- ISBN978-2-7535-9710-5
- EAN9782753597105
- Date de parution03/10/2024
- CollectionHistoire
- ÉditeurPU Rennes
- PréfacierHervé Guihard
Résumé
De la mi-mars au de ? but mai 1972, les ouvrie`res et ouvriers du Joint franc ? ais a` Saint-Brieuc mene`rent une gre`ve tre`s dure. L'usine avait e ? te ? cre ? e ? e en 1962 dans des conditions tre`s favorables au be ? ne ? fice de la Compagnie ge ? ne ? rale d'e ? lectricite ? . Le site employait 1 000 salarie ? s a` la transformation du caoutchouc et tranchait avec les autres industries me ? caniques, me ? tallurgiques, textiles ou brossie`res de la ville.
Le conflit e ? clata pour exiger le re ? alignement sur les grilles parisiennes, soit 70 centimes de l'heure. L'occupation imme ? diate du site par les forces de l'ordre, rendant impossible un piquet de gre`ve classique, de ? plac ? a celui-ci en ville qui devint actrice de solidarite ? s prote ? iformes. Singulier par sa localisation, relaye ? par des dons alimentaires locaux, d'importantes collectes financie`res re ? gionales, puis un soutien culturel avec concerts parisiens et de ? file ? s sous bannie`re du gwenn a du, le mouvement affronta l'intransigeantisme de la direction d'entreprise gra^ce a` la collaboration, pour ne pas dire l'unite ? , syndicale et politique a` gauche qui se fit sans forte pre ? e ? minence, laissant aux salarie ? s une bonne part d'autonomie.
L'intervention tardive du pouvoir pompidolien, malgre ? l'importance de ses relais locaux dont Rene ? Pleven (pre ? sident du conseil ge ? ne ? ral et ministre), illustra les fragilite ? s du projet chabaniste comme l'impunite ? des holdings, de constitution nouvelle. En privile ? giant des analyses de l'inte ? rieur de l'entreprise, de la ville, des ateliers, des diverses organisations syndicales, politiques et catholiques, l'ouvrage apporte un e ? clairage tre`s neuf sur un dossier que l'on pensait connu.
Des documents et te ? moignages ine ? dits donnent chair a` cette lutte, sortant ainsi de l'abstraction ou d'une excessive symbolique. Se dessinent aussi avec force la se ? paration entre action syndicale et engagement politique dans ce monde ouvrier, avant tout d'OS, les illusions de l'extre^me gauche d'alors pour recruter des adhe ? rents, la relativite ? d'un "moment breton" . L'exceptionnalite ? de cette gre`ve ressort par comparaison avec d'autres prenant la de ? fense d'un repre ? sentant syndical (Saviem a` Caen), affirmant l'identite ? basque (Michelin a` Vitoria) ou e ? cossaise (Upper Clyde Shipbuilders), mais ne parvenant pas a` mobiliser un seul des ressorts briochins.
Mais, a` cette date, Saint-Brieuc avait change ? et la crise e ? tait bien la`.
Le conflit e ? clata pour exiger le re ? alignement sur les grilles parisiennes, soit 70 centimes de l'heure. L'occupation imme ? diate du site par les forces de l'ordre, rendant impossible un piquet de gre`ve classique, de ? plac ? a celui-ci en ville qui devint actrice de solidarite ? s prote ? iformes. Singulier par sa localisation, relaye ? par des dons alimentaires locaux, d'importantes collectes financie`res re ? gionales, puis un soutien culturel avec concerts parisiens et de ? file ? s sous bannie`re du gwenn a du, le mouvement affronta l'intransigeantisme de la direction d'entreprise gra^ce a` la collaboration, pour ne pas dire l'unite ? , syndicale et politique a` gauche qui se fit sans forte pre ? e ? minence, laissant aux salarie ? s une bonne part d'autonomie.
L'intervention tardive du pouvoir pompidolien, malgre ? l'importance de ses relais locaux dont Rene ? Pleven (pre ? sident du conseil ge ? ne ? ral et ministre), illustra les fragilite ? s du projet chabaniste comme l'impunite ? des holdings, de constitution nouvelle. En privile ? giant des analyses de l'inte ? rieur de l'entreprise, de la ville, des ateliers, des diverses organisations syndicales, politiques et catholiques, l'ouvrage apporte un e ? clairage tre`s neuf sur un dossier que l'on pensait connu.
Des documents et te ? moignages ine ? dits donnent chair a` cette lutte, sortant ainsi de l'abstraction ou d'une excessive symbolique. Se dessinent aussi avec force la se ? paration entre action syndicale et engagement politique dans ce monde ouvrier, avant tout d'OS, les illusions de l'extre^me gauche d'alors pour recruter des adhe ? rents, la relativite ? d'un "moment breton" . L'exceptionnalite ? de cette gre`ve ressort par comparaison avec d'autres prenant la de ? fense d'un repre ? sentant syndical (Saviem a` Caen), affirmant l'identite ? basque (Michelin a` Vitoria) ou e ? cossaise (Upper Clyde Shipbuilders), mais ne parvenant pas a` mobiliser un seul des ressorts briochins.
Mais, a` cette date, Saint-Brieuc avait change ? et la crise e ? tait bien la`.











