Christian Monginot est né en 1947, sa famille paternelle est champenoise, sa famille maternelle, venue de Pula, en Croatie, est d'origine italienne. Enfance à Rabat, Maroc, dont les couleurs restent très présentes dans son oeuvre. Auteur de plusieurs recueils (dont Le miroir des solitudes à L'herbe qui tremble, 2014).
Le dit de l'horizon
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- Nombre de pages128
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.13 kg
- Dimensions14,0 cm × 19,5 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-918220-33-6
- EAN9782918220336
- Date de parution01/03/2015
- ÉditeurL'herbe qui tremble
Résumé
La tête encore barbouillée de rives, il faut Que tu bascules, Que tu tombes, D'un côté ou de l'autre de ta langue, de ton désir ; Tu n'y peux rien Tu manques d'équilibre, C'est ton état, Une fragilité venue au pied du mur, Une poussée maladive travaillant les premières briques ; Pour toi, la moindre mouche est insoluble, Le moindre moucheron, inaccessible. Le silence, inabordable. Tout se résout par l'impossible ; [...]
L'éditeur en parle
" L'horizon est cette ligne où le regard perd le fil du visible. Il est, à proprement parler, le fil de cette perte. A celui qui le regarde, il oppose un silence. Mais à celui qui fait un pas vers lui, il se met à parler. Le Dit de l'horizon ne parle pas de l'horizon, il tente de recueillir ce que dit celui-ci à chaque pas risqué vers lui. Tout poème, en ce sens, est écrit par l'horizon." "Patience", "Ici", "Bruits", "Rêve" : chaque poème tente de débroussailler les émotions qu'ouvrent tous ces "pas risqués".
Plutôt que de tenter de répondre, Christian Monginot cherche, en décrivant ces moments, à trouver la lumière, l'autre moment qui en découle. La poésie s'entend ici comme une inversion des rôles, une inversion de la parole commune, un déplacement de l'attention. C'est une conséquence du fameux "je est un autre" de Rimbaud. Le je n'est plus celui du moi, de l'observateur, mais celui de l'horizon, celui de l'Autre.
Cela ouvre un vaste chantier.
Plutôt que de tenter de répondre, Christian Monginot cherche, en décrivant ces moments, à trouver la lumière, l'autre moment qui en découle. La poésie s'entend ici comme une inversion des rôles, une inversion de la parole commune, un déplacement de l'attention. C'est une conséquence du fameux "je est un autre" de Rimbaud. Le je n'est plus celui du moi, de l'observateur, mais celui de l'horizon, celui de l'Autre.
Cela ouvre un vaste chantier.


