Le communalisme. Les communautés affinitaires et dissidentes, des origines jusqu'au XXe siècle

Par : Kenneth Rexroth
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  • Nombre de pages318
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.51 kg
  • Dimensions15,1 cm × 22,0 cm × 2,7 cm
  • ISBN978-2-37623-006-9
  • EAN9782376230069
  • Date de parution17/05/2019
  • ÉditeurL'Insomniaque
  • TraducteurHervé Denès
  • TraducteurPhilippe Mortimer

Résumé

Les communautés affinitaires dissidentes remontent à la plus haute antiquité. C'est leur histoire tumultueuse, semée de persécutions, que Kenneth Rexroth relate dans ce livre, publié aux Etats-Unis en 1974, au soir de sa vie de poète et d'en-dehors. Les millénaristes du Moyen Age et de la Renaissance puis les communautés utopiennes des deux derniers siècles ont incarné la quête optimiste, souvent ardue, du partage des ressources et des émois, inspirée par le rejet de l'ordre établi.
Ces courants très divers — ascétiques ou orgiaques, mystiques ou "matérialistes" — constituent une tendance historique constante que Rexroth nomme le communalisme Jusqu'au temps des Lumières, c'est sous la bannière de la vérité divine que s'accomplirent toutes les expériences communalistes. Retour aux traditions chrétiennes originelles ou révélation de la cité idéale, l'argument religieux a longtemps fondé toute exigence de justice sociale et articulé toute pratique collective subversive — des Frères du Libre Esprit aux tendances communistes de la Révolution anglaise.
Ce récit montre ensuite comment une foi teintée de messianisme a continué d'imprégner les tentatives de mise en commun, même quand elles étaient laïques et "scientifiques" — comme celle des fouriéristes, icariens et autres anarchistes, à une époque où la révolution ne semblait pas impossible.
Kenneth Rexroth est né dans l'Indiana en 1905. Il passe la plus grande partie de son adolescence à Chicago, où il fraye avec des musiciens, des artistes, des agitateurs radicaux, des excentriques. Autodidacte, il lit énormément, se fait poète et peintre d'avant-garde et entreprend, tout seul, l'étude de plusieurs langues. A 20 ans, il a déjà parcouru en tous sens les Etats-Unis en auto-stop, travaillant l'été dans des ranchs ou des camps de bûcherons.
En 1927, il s'installe à San Francisco, ville chère à son coeur, car fondée non par des puritains, mais par "des joueurs, des prostituées, des brigands et des aventuriers". Dans les années 1930 et 1940, il y milite dans des groupes antiracistes et libertaires. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est objecteur de conscience et constitue un groupe pacifiste. Puis il joue un rôle actif dans la "Renaissance" littéraire et artistique du San Francisco de l'après-guerre, puis dans l'éclosion de la "Beat Generation".
Le 7 octobre 1955, Rexroth organise la première et scandaleuse lecture publique du poème-culte Howl par son auteur, le beatnik Allen Ginsberg. En 1968, il s'installe à Santa Barbara, où il donne des cours sur la poésie libre et la chanson engagée, et y réside jusqu'à sa mort, en 1982.
Pierre Reverdy
Pierre Reverdy, Mary Ann Caws, John Ashbery, Kenneth Rexroth, Lydia Davis
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