Anne Emmanuelle Berger est professeure émérite de littérature française et d'études de genre à l'Université Paris 8. Elle a cofondé et dirigé plusieurs institutions de recherche en France dans le domaine du genre et de la sexualité. Autrice de nombreux ouvrages, dont Le grand théâtre du genre. Identités, sexualités et féminisme en "Amérique" (Belin, 2013), elle a également dirigé Algeria in Others' Languages (Cornell University Press, 2002) et codirigé, avec Isabelle Alfandary et Jacob Rogozinski, Qui a peur de la déconstruction ? (PUF, 2023).
Le coeur au téléphone. Derrida et la question de l'auto-affection
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- Nombre de pages167
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.196 kg
- Dimensions12,8 cm × 19,0 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-7606-5456-3
- EAN9782760654563
- Date de parution26/03/2026
- CollectionHumanités à venir
- ÉditeurPU Montréal
Résumé
Comment les questions de l'amour et de la "différence sexuelle" se touchent-elles dans l'oeuvre de Jacques Derrida ? Ou encore celle du "sexuel" et de l'affect ? De l'amour de soi et de l'amour de l'autre ? Ce livre tente de penser ensemble le coeur - son coup et son cri - et le politique, cherchant en quoi, ou jusqu'où, cette philosophie peut nous éclairer sur ces sujets, et comment ils s'articulent à l'entreprise derridienne de déconstruction du logocentrisme.
L'autrice de cet ouvrage s'attache à déchiffrer les enjeux épistémologiques, éthiques et politiques de cette question de l'auto- affection. Elle s'intéresse à cet égard à deux motifs, présents d'un bout à l'autre de l'oeuvre du philosophe : celui du "toucher" et celui du "coeur" , dont elle interroge le fonctionnement textuel et la portée conceptuelle. Il aura fallu que Derrida "se touche" , dans tous les sens de l'expression en français, qu'il touche au "touché" qu'il est, mais aussi qu'il (se) le dise dans des textes à caractère confessionnels, pour que cet aspect de l'oeuvre et du geste derridiens puisse s'imposer à la lecture.
L'autrice de cet ouvrage s'attache à déchiffrer les enjeux épistémologiques, éthiques et politiques de cette question de l'auto- affection. Elle s'intéresse à cet égard à deux motifs, présents d'un bout à l'autre de l'oeuvre du philosophe : celui du "toucher" et celui du "coeur" , dont elle interroge le fonctionnement textuel et la portée conceptuelle. Il aura fallu que Derrida "se touche" , dans tous les sens de l'expression en français, qu'il touche au "touché" qu'il est, mais aussi qu'il (se) le dise dans des textes à caractère confessionnels, pour que cet aspect de l'oeuvre et du geste derridiens puisse s'imposer à la lecture.




