Antoine Bonnet est professeur à l'université Rennes 2 où il dirige le laboratoire de musique (EA 3208). Compositeur, ses recherches s'attachent au voisinage de la musique avec d'autres arts et disciplines de pensée. Frédéric Marteau est professeur agrégé de Lettres modernes et docteur en langue et littérature françaises de l'université Paris 8. Comparatiste, son travail explore les frontières de la littérature et de l'esthétique.
Le choix d'un poème. La poésie saisie par la musique
Par : ,Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 23 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 19 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages273
- PrésentationBroché
- Poids0.378 kg
- Dimensions15,5 cm × 21,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-7535-3697-5
- EAN9782753536975
- Date de parution19/03/2015
- CollectionInterférences
- ÉditeurPU Rennes
Résumé
La musique ne cesse de s'inspirer du texte poétique, que ce soit dans la pratique traditionnelle du madrigal, du lied et de la mélodie ou dans les multiples entreprises de la musique contemporaine. En élaborant son oeuvre, un compositeur s'inscrit dans les parages d'un poète, en accueille les mots ou l'univers scriptural pour les mettre en musique, opération supposant des décisions compositionnelles mais aussi une com-préhension du texte et/ou de la poétique de l'écrivain.
Cette com-préhension, cette préhension de l'autre, ce saisissement d'un poème par une musique est déterminé par l'événement d'un choix. Mais ce choix, d'où s'autorise-t-il et que s'autorise-t-il vis-à-vis du poème ? A quelles conditions ce poème ne fonctionne-t-il pas comme un simple pré-texte, oublié/assimilé par une musique qui se l'approprie aussitôt, mais comme la trace comprise par une musique qui la com-pose en une oeuvre nouvelle ? La question est particulièrement légitime - et urgente - dès lors que la musique s'approche textes résistants, ayant leur propre rapport à la musique et se défiant a priori de toute récupération musicale, même s'ils semblent en autoriser le risque.
La décision compositionnelle d'une telle incorporation - le choix d'un poème - relève ainsi d'une opération spécifique dont il convient d'analyser les conditions, les enjeux et les limites.
Cette com-préhension, cette préhension de l'autre, ce saisissement d'un poème par une musique est déterminé par l'événement d'un choix. Mais ce choix, d'où s'autorise-t-il et que s'autorise-t-il vis-à-vis du poème ? A quelles conditions ce poème ne fonctionne-t-il pas comme un simple pré-texte, oublié/assimilé par une musique qui se l'approprie aussitôt, mais comme la trace comprise par une musique qui la com-pose en une oeuvre nouvelle ? La question est particulièrement légitime - et urgente - dès lors que la musique s'approche textes résistants, ayant leur propre rapport à la musique et se défiant a priori de toute récupération musicale, même s'ils semblent en autoriser le risque.
La décision compositionnelle d'une telle incorporation - le choix d'un poème - relève ainsi d'une opération spécifique dont il convient d'analyser les conditions, les enjeux et les limites.













