La figure de Piero Martinetti fut décisive à plus d'un titre, à commencer par les choix moraux et politiques qu'il a prononcés en tant que philosophe (voir le volume-portrait publié aux même Editions, Bréviaire spirituel). Le présent volume entend faire droit au souci complémentaire du contenu doctrinal qui déterminerait quelle est la philosophie de Martinetti, quelle est sa place dans l'histoire de la philosophie, quitte à revenir, au terme du parcours, à ce que Martinetti lui-même en disait dans ses lettres et aux choix qu'il prononçait dans l'exercice de la vie.
Il importe en effet de rendre disponibles dans l'édition française les textes du philosophe appelant plus particulièrement ce type de lecture. Luigi Pareyson rappelait avec raison que "? certains des essais de Martinetti offrent une vision d'ensemble de sa philosophie beaucoup plus complète et limpide que ses oeuvres unitaires les plus importante ? ". C'est le parti suivi ici ? : dans une oeuvre d'une ampleur considérable, élire ces essais qui, précisément, peuvent aider à se faire une idée plus nette de la philosophie de l'auteur.
Plus immédiate aussi ? : donc les essais où il s'agit d'abord, et, chez Martinetti, comme personnellement, de philosophie, en tant que celle-ci est pour lui à la fois inquiétude et réponse éthico-religieuse au problème de la vie. Certains d'entre eux, du reste, permettent de nuancer l'image trop schématique de Martinetti comme "? penseur solitaire du Piémont ? " replié sur la sphère de l'homme moral et anhistorique, et de souligner la dimension politique et "? collective ? " de nombreuses pages.
Ces textes font notamment mesurer les raisons pour lesquelles Martinetti s'opposait avec la plus grande intransigeance à toute forme de religion constituée, à commencer par une religion politique, à toute forme de "? concordat ? ", c'est-à-dire d'accord avec le pouvoir du monde, ruinant comme le fascisme la liberté de l'esprit.
La figure de Piero Martinetti fut décisive à plus d'un titre, à commencer par les choix moraux et politiques qu'il a prononcés en tant que philosophe (voir le volume-portrait publié aux même Editions, Bréviaire spirituel). Le présent volume entend faire droit au souci complémentaire du contenu doctrinal qui déterminerait quelle est la philosophie de Martinetti, quelle est sa place dans l'histoire de la philosophie, quitte à revenir, au terme du parcours, à ce que Martinetti lui-même en disait dans ses lettres et aux choix qu'il prononçait dans l'exercice de la vie.
Il importe en effet de rendre disponibles dans l'édition française les textes du philosophe appelant plus particulièrement ce type de lecture. Luigi Pareyson rappelait avec raison que "? certains des essais de Martinetti offrent une vision d'ensemble de sa philosophie beaucoup plus complète et limpide que ses oeuvres unitaires les plus importante ? ". C'est le parti suivi ici ? : dans une oeuvre d'une ampleur considérable, élire ces essais qui, précisément, peuvent aider à se faire une idée plus nette de la philosophie de l'auteur.
Plus immédiate aussi ? : donc les essais où il s'agit d'abord, et, chez Martinetti, comme personnellement, de philosophie, en tant que celle-ci est pour lui à la fois inquiétude et réponse éthico-religieuse au problème de la vie. Certains d'entre eux, du reste, permettent de nuancer l'image trop schématique de Martinetti comme "? penseur solitaire du Piémont ? " replié sur la sphère de l'homme moral et anhistorique, et de souligner la dimension politique et "? collective ? " de nombreuses pages.
Ces textes font notamment mesurer les raisons pour lesquelles Martinetti s'opposait avec la plus grande intransigeance à toute forme de religion constituée, à commencer par une religion politique, à toute forme de "? concordat ? ", c'est-à-dire d'accord avec le pouvoir du monde, ruinant comme le fascisme la liberté de l'esprit.