Claudia Moatti, née en 1954, est actuellement maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Paris-I Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France.
La raison de Rome. Naissance de l'esprit critique à la fin de la République (IIe-Ier siècle avant Jésus-Christ)
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 21 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 10 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages473
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.45 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,2 cm
- ISBN2-02-013115-3
- EAN9782020131155
- Date de parution01/10/1997
- CollectionDes travaux
- ÉditeurSeuil
Résumé
Au dernier siècle de son histoire (entre le IIe et le Ier s. av. J.-C.), alors qu'elle est emportée par les guerres civiles et les conflits extérieurs, la République romaine connaît une véritable révolution intellectuelle sous le signe des " Lumières ". A cette époque marquée par une ouverture sans précédent sur le monde et par l'intégration massive des Italiens dans le corps civique, la classe dirigeante modifie peu à peu ses questionnements, ses discours, ses pratiques, et s'interroge sur la romanité.
Comment penser lorsque les valeurs anciennes et les institutions vacillent ? Comment constituer un Etat, une mémoire, à partir d'une multitude de peuples et de cultures ? Contre l'éclatement, le désordre et la crise, les Romains en appellent à la Raison, tout à la fois norme, principe de pensée, méthode d'organisation et de classification ; il s découvrent la critique, la pluralité, l'abstraction, cherchent des catégories générales susceptibles de quadriller le réel et d'en appréhender la diversité.
C'est dans cette création de formes, dans la construction d'un ordre logique et universel, recouvrant sans les détruire les singularités historiques, que s'impose la modernité de Rome.
Comment penser lorsque les valeurs anciennes et les institutions vacillent ? Comment constituer un Etat, une mémoire, à partir d'une multitude de peuples et de cultures ? Contre l'éclatement, le désordre et la crise, les Romains en appellent à la Raison, tout à la fois norme, principe de pensée, méthode d'organisation et de classification ; il s découvrent la critique, la pluralité, l'abstraction, cherchent des catégories générales susceptibles de quadriller le réel et d'en appréhender la diversité.
C'est dans cette création de formes, dans la construction d'un ordre logique et universel, recouvrant sans les détruire les singularités historiques, que s'impose la modernité de Rome.










