La péninsule Ibérique et le monde (1470-1640)
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- Nombre de pages388
- PrésentationBroché
- Poids0.61 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-7535-2829-1
- EAN9782753528291
- Date de parution12/12/2013
- CollectionDidact. Histoire
- ÉditeurPU Rennes
Résumé
En entrant dans les temps modernes, pendant presque deux siècles, les Ibériques tiennent le premier rôle dans le désenclavement du monde à échelle planétaire. C'est un tournant majeur de l'histoire mondiale car cela conduit à une redéfinition profonde de tous les enjeux stratégiques. Les dynamiques ibériques, appuyées sur d'autres apports européens au sein de modalités impérialistes divergentes, avant d'opérer un rapprochement partiel, entrent en interaction avec des aires politiques et culturelles très diversifiées.
Un élan nourri de soif d'enrichissement, de providentialisme religieux, de curiosité intellectuelle et d'esprit d'aventure établit de nombreux réseaux relationnels entre les quatre parties du monde de manière inédite ou très renouvelée. L'apport majeur en est la création d'un Nouveau Monde en Amérique, fruit d'un impérialisme de l'exploitation de la main d'oeuvre amérindienne et africaine au sein d'un encadrement politique, religieux et culturel prégnant, aboutissant à la création d'une société entièrement nouvelle dans sa hiérarchie, ses blocages et ses mobilités.
Cette connexion entre les Anciens Mondes et ce Nouveau Monde engendre une première forme historique de mondialisation concrétisée par des circulations planétaires concernant aussi bien les hommes et les produits que les idées et les goûts artistiques, portées par des réseaux de nature variée. Il en résulte des phénomènes de brassage et de métissage d'intensité variable selon les lieux, toujours inscrits dans un rapport de force plus ou moins favorables aux Ibériques.
La mise en relation varie donc de la domination brutale et de la subjugation à l'opportunisme et au rejet. Les décalages et les limites observables dans ces procès de raccordement orientent plus vers une histoire connectée que vers le concept de globalisation. L'initiative ibérique s'inscrivant comme avant-garde d'une occidentalisation, reste à comprendre pourquoi ce sont les Européens qui se projettent hors de leur aire culturelle dans cette proto-mondialisation et non pas leurs possibles compétiteurs.
Un élan nourri de soif d'enrichissement, de providentialisme religieux, de curiosité intellectuelle et d'esprit d'aventure établit de nombreux réseaux relationnels entre les quatre parties du monde de manière inédite ou très renouvelée. L'apport majeur en est la création d'un Nouveau Monde en Amérique, fruit d'un impérialisme de l'exploitation de la main d'oeuvre amérindienne et africaine au sein d'un encadrement politique, religieux et culturel prégnant, aboutissant à la création d'une société entièrement nouvelle dans sa hiérarchie, ses blocages et ses mobilités.
Cette connexion entre les Anciens Mondes et ce Nouveau Monde engendre une première forme historique de mondialisation concrétisée par des circulations planétaires concernant aussi bien les hommes et les produits que les idées et les goûts artistiques, portées par des réseaux de nature variée. Il en résulte des phénomènes de brassage et de métissage d'intensité variable selon les lieux, toujours inscrits dans un rapport de force plus ou moins favorables aux Ibériques.
La mise en relation varie donc de la domination brutale et de la subjugation à l'opportunisme et au rejet. Les décalages et les limites observables dans ces procès de raccordement orientent plus vers une histoire connectée que vers le concept de globalisation. L'initiative ibérique s'inscrivant comme avant-garde d'une occidentalisation, reste à comprendre pourquoi ce sont les Européens qui se projettent hors de leur aire culturelle dans cette proto-mondialisation et non pas leurs possibles compétiteurs.














