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La parole empêchée dans la littérature arthurienne
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- Nombre de pages476
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.725 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 3,0 cm
- ISBN2-85203-633-9
- EAN9782852036338
- Date de parution01/01/2000
- CollectionNouvelle biblio du Moyen Age
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Les romans arthuriens s'élaborent à partir de tout un jeu sur la communication, rompue ou défaillante, que le héros aura pour mission de rétablir, de clarifier ou d'améliorer. Le vieux fonds mythologique celtique, la tradition et les divers codes psychologiques et sociaux se conjuguent pour peser tour à tour sur la langue des héros, faisant de la parole empêchée, sous de multiples facettes, un motif central de cette littérature.
C'est d'autant plus sensible que l'empêchement de parole - du silence absolu au discours sibyllin et voilé en passant par l'impossibilité temporaire du dire - scelle toujours le destin de l'être : c'est un tremplin formidable pour l'accès à la connaissance, pour l'épanouissement de la personnalité, pour la renaissance d'une parole authentique et prometteuse, rappelant le modèle divin. Rien ne vaut d'empêcher la parole pour mieux parler : telle est la paradoxale leçon donnée en définitive par tous ces romans, dans leur cheminement romanesque mais aussi dans leur rhétorique.
En effet, les écrivains eux-mêmes semblent sans cesse réprimer leur discours, l'arrêter, le suspendre ; mais c'est le laisser deviner, voire suppléer, par le lecteur, dans une infernale logique de l'ajout. Entre l'énormité de sa production et l'empêchement de parole qui caractérisent la littérature arthurienne, le paradoxe n'est ainsi qu'apparent : c'est parce que la parole mise en scène dans les fictions romanesques et sempiternellement réfrénée que la parole mise en oeuvre dans le livre arthurien est inépuisable.
C'est d'autant plus sensible que l'empêchement de parole - du silence absolu au discours sibyllin et voilé en passant par l'impossibilité temporaire du dire - scelle toujours le destin de l'être : c'est un tremplin formidable pour l'accès à la connaissance, pour l'épanouissement de la personnalité, pour la renaissance d'une parole authentique et prometteuse, rappelant le modèle divin. Rien ne vaut d'empêcher la parole pour mieux parler : telle est la paradoxale leçon donnée en définitive par tous ces romans, dans leur cheminement romanesque mais aussi dans leur rhétorique.
En effet, les écrivains eux-mêmes semblent sans cesse réprimer leur discours, l'arrêter, le suspendre ; mais c'est le laisser deviner, voire suppléer, par le lecteur, dans une infernale logique de l'ajout. Entre l'énormité de sa production et l'empêchement de parole qui caractérisent la littérature arthurienne, le paradoxe n'est ainsi qu'apparent : c'est parce que la parole mise en scène dans les fictions romanesques et sempiternellement réfrénée que la parole mise en oeuvre dans le livre arthurien est inépuisable.



