La Foi : Une Histoire Culturelle Du Mal. En Danger De Croire

Par : Jean-Paul Gouteux

Formats :

  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay indisponible
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages141
  • PrésentationBroché
  • Poids0.215 kg
  • Dimensions13,7 cm × 21,5 cm × 1,2 cm
  • ISBN2-7384-6383-5
  • EAN9782738463838
  • Date de parution18/05/1998
  • CollectionQuestions contemporaines
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Après les guerres de religions, il ne devrait décemment plus être possible de se dire catholique (ou protestant d'ailleurs, les atrocités ont été commises dans les deux camps). Or, on continue à s'afficher catholique (ou protestant). Cette étonnante possibilité s'explique simplement par le fait que les convictions religieuses ne relèvent pas du raisonnement, ni même du bon sens, mais de la foi. L'aphorisme de Dostoïevski peut être entendu à l'envers : " Si Dieu existe, tout est permis ". Dieu n'existant pas, c'est la foi en Dieu qui permet tout, ce que Dostoïevski, ni personne à son époque, n'aurait osé dire ouvertement, mais que l'histoire sanglante des religions n'a jamais cessé de démontrer. La foi permet tout. Elle excuse tout aussi : " l'influence du diable " est une réponse religieuse qui couvre d'avance toutes les abominations possibles. La foi, c'est précisément l'objet de ce livre. Si Konrad Lorentz voulait faire de l'agressivité la cause " naturelle " du mal, la foi, qui participe à " l'histoire culturelle " de l'humanité est largement responsable de ses malheurs, passés présents et, hélas, encore à venir.
Après les guerres de religions, il ne devrait décemment plus être possible de se dire catholique (ou protestant d'ailleurs, les atrocités ont été commises dans les deux camps). Or, on continue à s'afficher catholique (ou protestant). Cette étonnante possibilité s'explique simplement par le fait que les convictions religieuses ne relèvent pas du raisonnement, ni même du bon sens, mais de la foi. L'aphorisme de Dostoïevski peut être entendu à l'envers : " Si Dieu existe, tout est permis ". Dieu n'existant pas, c'est la foi en Dieu qui permet tout, ce que Dostoïevski, ni personne à son époque, n'aurait osé dire ouvertement, mais que l'histoire sanglante des religions n'a jamais cessé de démontrer. La foi permet tout. Elle excuse tout aussi : " l'influence du diable " est une réponse religieuse qui couvre d'avance toutes les abominations possibles. La foi, c'est précisément l'objet de ce livre. Si Konrad Lorentz voulait faire de l'agressivité la cause " naturelle " du mal, la foi, qui participe à " l'histoire culturelle " de l'humanité est largement responsable de ses malheurs, passés présents et, hélas, encore à venir.