Isabelle Sorente a publié plusieurs romans et essais remarqués dont, aux Editions Lattès, L, Le coeur de l'ogre, ou l'essai Addiction générale. Son roman 180 jours a reçu un très bel accueil critique et l'a installée comme l'une des voix les plus fascinantes du roman contemporain. Paru deux ans plus tard, La faille est le premier livre d'un cycle consacré à la passion.
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- Nombre de pages467
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.245 kg
- Dimensions10,8 cm × 17,7 cm × 1,9 cm
- ISBN978-2-07-046971-0
- EAN9782070469710
- Date de parution16/03/2017
- CollectionFolio
- ÉditeurGallimard
Résumé
Lucie Scalbert était la plus belle fille du lycée. Avec un je ne sais quoi de dingue dans le regard. Je n'ai pas été surprise qu'elle devienne comédienne, je l'ai perdue de vue alors que le succès semblait l'attendre. Voilà que je la retrouve cinq ans plus tard. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. Elle a abandonné sa carrière, elle prononce le nom de VDA, son mari, avec un mélange d'effroi et de rancoeur.
Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c'est cela, une relation d'emprise. Ce qui fascine une romancière, en l'occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c'est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. A mesure que je reconstituais l'histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse.
Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l'empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L'emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.
Ce vieillissement précoce, cette voix enfantine, ce rire désespéré : je comprends que c'est cela, une relation d'emprise. Ce qui fascine une romancière, en l'occurrence, Mina Liéger, mon double fictionnel, c'est ce lien étrangement raisonnable qui unit une femme à un homme qui la rend folle. A mesure que je reconstituais l'histoire de Lucie Scalbert, il devenait évident que ce lien relevait moins de la psychologie que de la possession : une force mettait Lucie à la merci des hommes dont elle tombait amoureuse.
Ce rapport destructeur produisait chez ceux qui en étaient témoins un sentiment de déjà-vu, comme si nous en reconnaissions l'empreinte dans nos faux-semblants et nos secrets de famille, et jusque dans les événements qui bouleversaient nos vies. L'emprise de VDA sur Lucie obéissait à des lois trompeuses, cruelles et romanesques qui tissaient la toile dans laquelle nous étions pris.
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de nos librairesL'éditeur en parle
"Isabelle Sorente explore les secrets et métamorphoses des femmes, l'emprise d'un système et les divers visages des ogres contemporains". Macha Séry, Le Monde des livres.















